Université Marien-Ngouabi : deux nouvelles spécialistes en mathématiques pures

Vendredi 20 Décembre 2019 - 15:16

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Cornelie Mitcha Malanda et Jugeandène Nguengue Louvouandou Apépé, âgées respectivement de 25 et 27 ans, ont soutenu, le 18 décembre à Brazzaville, leurs thèses de doctorat en mathématiques pures devant un jury international composé des professeurs venus du Bénin, du Togo, de la Côte d’Ivoire et du Congo Brazzaville.

Les deux impétrantes ont présenté publiquement leurs travaux dans la salle de l’auditorium du rectorat, sous la direction du doyen Basile Guy Richard Bossoto, responsable de la formation doctorale mathématiques pures à la Faculté de Sciences et techniques à l’Université Marien-Ngouabi. Elles ont  conjointement  soutenu dans le domaine des sciences exactes et naturelles, avec une spécialité analyse harmonique abstraite et géométrie différentielle.  

La thèse de Cornelie Mitcha Malanda a porté sur le  thème « Analyse harmonique sur les quasi-paires de Gelfand », tandis que celle  de Jugeandène Nguengue Louvouandou Apépé a porté sur « Structure de poisson sur le fibré de Weil et généralisation du fibré de Weil ». Les deux ont défendu valablement, sans aucun complexe, leurs travaux en convainquant les membres du jury. Elles ont obtenu la plus haute mention très honorable de l’Université Marien-Ngouabi, avec félicitations du jury. 

 Ces impétrantes, a reconnu le doyen, ont été courageuses.  « Elles ont abordé les sujets très difficiles qu’elles ont maîtrisés. Car, beaucoup de jeunes filles n’aiment pas faire les mathématiques et surtout pas les mathématiques pures, un domaine que les gens n’acceptent pas.   C’est depuis 2018 que quatre jeunes filles ont soutenu leurs thèses de doctorat en mathématiques à l’Université Marien-Ngouabi; d’autres vont soutenir très bientôt », s’est réjoui le doyen  Basile Guy Richard Bossoto, tout en les félicitant.   

Encourageant les filles à faire aussi les mathématiques pures comme elles, les deux impétrantes se sont dit satisfaites et émues. « C’est une belle expérience que nous avons acquise. Nous encourageons les filles à faire les mathématiques, de ne pas avoir peur, certes cela nécessite beaucoup de travail mais il en vaut la peine. Vouloir c’est pouvoir, il faut savoir ce que l' on veut et se donner les moyens d’y arriver »,  ont elles indiqué.

« Tout est grâce, vous savez, dans certains moments, l'on se doit de faire les sacrifices. Les maths demandent du temps, de la volonté », ont-elles exhorté.

Rosalie Bindika

Légendes et crédits photo : 

Cornelie Mitcha Malanda et Jugeandène Nguengue Louvouandou Apépé / DR

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