Vie associative : l'ONG Felco a vu le jour

Samedi 24 Octobre 2020 - 13:45

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La bibliothèque du Centre Wallonie-Bruxelles a servi de cadre à la conférence de presse organisée pour la présentation de la nouvelle organisation féminine, Felco, présidée par son initiatrice, l’écrivaine Yolande Elebe Ma Ndembo, le 21 octobre en fin de matinée.

Elisabeth Mweya T., Elfia Elesse, Yolande Elebe, et Nadège Bope animant la conférence de presse (Adiac)La force et le principal atout de Femmes de lettres congolaises (Felco) reposent sur la diversité de ses membres. L’association pensée par l’écrivaine, Yolande Elebe, elle-même auteure de deux exceptionnels recueils de poèmes Le Bictari et Divagations, est à l’image d’une mosaïque, une combinaison de talents travaillant à se construire une belle destinée commune. Elle réunit à cet effet poétesses, dramaturges, conteuses, rappeuses, slameuses, philosophes, juristes, journalistes, érudites, professeures et libres penseuses de toutes générations confondues. « Chacune a une expérience personnelle avec la littérature, certaines l’ont forgée à la suite d'un héritage familial, d’autres à l’école, etc., chacune a son histoire avec elle », a souligné la présidente de Felco.

L’objectif primordial de l’association tel qu’énoncé lors de la conférence de presse vise essentiellement à « promouvoir les œuvres des femmes de lettres congolaises ». Cette ambition partagée passe par une conjugaison de plusieurs activités à mener sur le court, le moyen et le long terme. Les membres sont unanimes quant à la nécessité d’«activer le plaidoyer pour l’introduction plus importante dans la programmation scolaire des femmes de lettres congolaises ». Et pour y prétendre, il faut en amont s’assurer une disponibilité d’ouvrages pour mener correctement cet office pédagogique. Ce à quoi Felco entend dès lors s’employer quitte à « aider et faciliter les femmes de lettres congolaises à éditer leurs œuvres et à les vulgariser ». D’autre part, la vulgarisation passe aussi par des activités dédiées, notamment « organiser des salons littéraires des femmes aspirants au monde du livre » ou « concevoir des actions socioculturelles de développement pour un encadrement des jeunes femmes de lettres ». Par ailleurs, Felco a la perspective de s’étendre tant que faire se peut à l’échelle nationale et même Yolande Elebe veut « ratisser beaucoup plus large » en invitant les femmes de lettres congolaises de l’étranger à rejoindre ses rangs, en vue de s’assurer le rayonnement qu’elle mérite. L’association veut faire en sorte d’«intégrer les réseaux africains et internationaux des femmes de lettres pour un épanouissement positif ».

Une adhésion gratuite à Felco

Gonflées à bloc, comme l’ont fait savoir Elisabeth Mweya Tol’ande, Yolande Elebe, Elfia Elesse et Nadège Bope de concert avec Yolande Elebe, mercredi, elles ne vont lésiner sur aucun effort. Quitte à faire feu de tout bois, « l’ONGD/ASBL Femmes de lettres congolaises peut accomplir toutes autres actions se rattachant de manière directe ou indirecte, en tout ou en partie, à ses objectifs ou pouvant en apporter le développement ou en faciliter la réalisation ». Ce qui inclut aussi de « prêter son concours et/ou s’intéresser à toute activité allant dans le sens de ses objectifs ».Une vue partielle de la presse réunie à la bibliothèque du Centre Wallonie-Bruxelles (Adiac)

Gratuite, l’adhésion à l’association, a indiqué Yolande Elebe, se fera via le site de Felco. En attendant son lancement, « pour l’instant, un courrier est envoyé à quelques femmes de lettres répertoriées un document de présentation accompagné d’une fiche d’adhésion », a souligné la présidente. Pour l’heure, le directoire aux commandes desquelles elle préside a pour vice-présidente Nadège Bope, secrétaire générale Fédorah Bikay, secrétaire générale adjointe Soraya Odia et conseillères Laëtitia Lakubu, Ange Kasongo ainsi que Diane Bajika présentées à la conférence de presse. Néanmoins, signale-t-on, plusieurs auteures congolaises sont déjà membres à l’instar de la doyenne Elisabeth Mweya Tol’ande, médaillée de bronze du mérite des arts sciences et lettres en 1976, Maguy Bizwaza et Elfia Elesse.

Nioni Masela

Légendes et crédits photo : 

Photo 1 : Elisabeth Mweya T., Elfia Elesse, Yolande Elebe, et Nadège Bope animant la conférence de presse (Adiac) Photo 2 : Une vue partielle de la presse réunie à la bibliothèque du Centre Wallonie-Bruxelles (Adiac)

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