Vient de paraître : « Les larmes d’une mère » et « Le collier de la mort » de Jean Rodrigue Ngakosso

Jeudi 16 Juillet 2020 - 16:16

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Les deux romans parus aux éditions Hemar, à savoir, Les larmes d’une mère, et Le collier de la mort, comptent respectivement soixante-dix pages pour le premier et cent page pour le second.  

Les deux textes de Jean Rodrigue Ngakosso, sont des récits imaginaires mais qui ont des liens avec la réalité. L’auteur s’est inspiré des faits réels de la société, même s’il les a rapportés dans un monde imaginaire, pour écrire Les larmes d’une mère, dans lequel il a voulu rendre hommage à toutes les femmes d’Afrique en général, et en particulier celles du Congo. Ces femmes, dit-il, ont supporté la souffrance pendant neuf mois. De la même manière, il a écrit Le collier de la mort, dans lequel, il a voulu adresser un message particulier à la jeunesse, cette jeunesse qui convoite tout et qui veut tout avoir à bas âge.

En effet, dans Les larmes d’une mère, il s’agit d’une femme malheureuse qui vivait avec son mari dans le village Obessi. Après plusieurs fausses couches, son mari désespérait de devenir père. Il décida de ne plus partager le lit conjugal avec sa femme jusqu’au jour où celle-ci demandera le divorce. Pendant toute cette période qu’ils ne partageaient plus le lit conjugal, sa femme ressentait des malaises. Un jour, sous l’arbre planté dans leur parcelle, elle poussa des cris qui alertèrent le voisinage. Les femmes accoururent pour lui porter secours. Leurs cris annoncèrent la venue d’un enfant mâle. C’était un fils tant attendu. Il n’avait aucune ressemblance avec son père. Il fut appelé Matoubou.

Le collier de la mort

Cet ouvrage écrit pendant le confinement au Congo Brazzaville, raconte l’histoire de Naudy, une jeune fille de vingt ans, qui découvre un beau jour que ceux qu’elle croyait être ses parents ne l’étaient pas et qu’en réalité, elle avait été abandonnée, à sa naissance, au bord de la rivière Madoukou. Elle entreprend des recherches pour connaître ses vrais parents. Elle se tisse des liens d’amitié avec Helena, sa voisine du quartier, issue d’une famille aisée. Toutes les deux vont fréquenter le même lycée, obtenir le baccalauréat et se rendre à Dakar pour leurs études supérieures. Contrairement à Helena, une fille intelligente, posée et soucieuse de son avenir, Naudy est capricieuse, prétentieuse, cupide et frivole. C’est cette cupidité et cette frivolité qui la conduisent à mener une vie de débauche et à dérober un collier magique qui procure la fortune mais aussi la mort.

Jean Rodrigue Ngakosso, dit qu’il s’inspire des faits réels de la société en partie. Même si c’est de l’imagination, il dit se servir des vingt-six lettres de l’alphabet français pour créer un monde imaginaire et dans ce monde il place des personnages auxquels il attribue des rôles. C’est de cette manière qu’il s’engage dans l’écriture, précise-t-il.

Quant aux motivations qui l'ont poussé à écrire, il explique. « Très jeunes, j’avais environ 15 ans, je sentis du milieu de ma paume une sensation de picotements, un désir pressant difficile à réprimer, provoquant le désir excessif de me gratter et d’écrire quelques mots … Cette forme de démangeaisons excessives est aujourd’hui la source des titres que je viens de publier. Je continue d’écrire aussi longtemps que je sentirai ces picotements dans ma paume. Le jour que ces picotements s’arrêteront, j’arrêterai d’écrire. »

Jean Rodrigue Ngakosso, est un Congolais de Brazzaville, né le 9 septembre 1992 à Boundji-Atsé, a fait ses études de droit privé à la Faculté de Droit de l’Université Marien Ngouabi.

Bruno Okokana

Légendes et crédits photo : 

Photo 1 : la couverture du livre « Les larmes d’une mère » (crédit photo/DR) Photo 2 : la couverture du livre « Le collier de la mort » (crédit photo/DR)

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