Cimenterie : une production à sept chiffres en une décennie

Jeudi 11 Juillet 2019 - 20:26

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Les chiffres sont passés de 411 000 tonnes à plus de 1,8 million de tonnes entre 2008 et 2018, selon les statistiques de la Banque centrale du Congo (BCC). Cette relative bonne santé du secteur est le résultat à la fois des mesures de protection du gouvernement de la République et du boom immobilier dans certaines congolaises, particulièrement Kinshasa, la capitale.

La direction de la recherche et des statistiques de la BCC vient de présenter les derniers chiffres officiels de la production du ciment gris en République démocratique du Congo sur une période de dix ans. Il en résulte que l’industrie nationale du ciment tourne à plein régime après avoir frôlé l’arrêt à la suite de l’entrée massive et frauduleuse du ciment à partir des pays voisins. En analysant les derniers chiffres, le volume de production a quitté les 411 000 tonnes pour s’établir à près de deux millions de tonnes, soit un accroissement de plus de 400 %.

Selon des analystes, certains facteurs, notamment les mesures protectionnistes interdisant l’importation du ciment gris et le boom immobilier n’ont pas manqué d’influencer à la fois la commercialisation du produit et sa consommation sur l’étendue du territoire national. En effet, l’on parle précisément d’un volume de consommation qui a évolué très vite, passant de 374 000 à 1,8 million de tonnes au cours de la même période. La même tendance se confirme en 2019, avec un volume de consommation de ciment gris tournant autour de 390 000 tonnes les quatre premiers mois de l’année.

Dans le bulletin de la BCC, l’on note ainsi une certaine évolution de la consommation évaluée sur une décennie, qui a atteint les 488 % entre 2008 et 2018. Pour autant, sur un temps plus court, au cours de l’année 2018 seulement, les statistiques démontrent plutôt une baisse progressive de production, avec un pic réalisé en janvier et jamais dépassé au premier semestre 2018.

Dans son analyse des facteurs contraignants dans la prise de décision des investisseurs, notamment dans le secteur de la cimenterie, entre 2014 et 2015, la Société financière internationale note, entre autres, les tracasseries de certains services, la corruption, les dysfonctionnements du système judiciaire, la non-application des lois et règlements, le risque-pays, le cadre macro-économique et la carence en main d’œuvre qualifiée. 

Laurent Essolomwa

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