Revendication: des acquéreurs de terrains du site de l’Université de Kintélé apaisés

Mardi 23 Juillet 2019 - 18:45

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Le ministère de l’Economie, des finances et du budget a pris en compte les doléances du Collectif des expropriés non indemnisés figurant dans le bottin et les oubliés des terrains du site de l’Université Denis Sassou N’Guesso de Kintélé, dans la banlieue nord de Brazzaville.

Le cabinet a assuré le collectif d’associer les autres ministères concernés pour discuter sur la question, explique le vice-président du collectif, Rossy Cheret Obia Nadjam, à sa sortie d’entretien avec le ministère.

Les expropriés ont organisé, le 23 juillet, un concert de casserole pour revendiquer le paiement des indemnités à 968 acquéreurs et aux oubliés qui sont au nombre de 489 personnes. « Nous sommes dans les normes car nos terrains ont été achetés depuis les années 2000, pour les uns et 2009 pour les autres. L’Etat a recupéré ces terrains pour l’utilité publique en 2012", a-t-il déclaré.

Selon lui, les Grands travaux ont effectué l’enquête parcellaire sans avoir associé les concernés, d'où le problème des oubliés. L'opération a finalement permis aux propriétaires terriens d'enregistrer des noms fictifs.    

Notons que lors du sit-in, il y a eu des chants rythmés des pas de danse. Et, l’on pouvait lire sur des pancartes et tee-shirts des écrits rappelant l’article 15 qui stipule que tous les Congolais sont égaux devant la loi et l’Etat a le droit de les protéger.

Françoise Kaza, propriétaire d'une parcelle, a indiqué qu’elle l'avait achetée  depuis 2009. Aujourd’hui, elle est devenue sans parcelle à cause de l’Etat qui ne les prend pas en compte.  « Nous voulons que l’Etat paye les concernés de cette affaire car nous attendons l’argent pour acquérir des parcelles de terrain ailleurs », a dit Françoise Kaza.  

De son côté, la jeune fille Kabikissa Matondo Judith s’est dite  indignée d’entendre que certaines personnes avaient perçu des indemnités d’une manière illégale. « Mon souhait auprès de l’Etat est de voir nos parents être indemnisés, car c'est penible de demeurer locataire », a-t-elle déclaré.   

Lydie Gisèle Oko

Légendes et crédits photo : 

les manifestants du sit-in (Adiac)

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