Hommage à Edo Nganga : un film documentaire dédié à l'artiste

Mardi 13 Août 2019 - 19:54

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La présentation, projection et mise en vente du film documentaire se sont déroulées, le 12 août à Brazzaville, en présence d’Edo Nganga et biens d’autres personnalités du Cercle culturel et artistique des deux rives.

Long-métrage d’une heure vingt minutes, « Les bantous de la capitale : 60 ans, anthologie de la musique congolaise » est un film documentaire produit par la chaine Digitale radio et télévision (DRTV), sous la supervision de Paul Sony Benga, initiateur et réalisateur du projet. Ce film retrace le parcours du seul survivant des Bantous de la capitale.

Fils unique de sa mère, Edouard Nganga dit Edo Nganga est marié et père de plusieurs enfants. Agé de 86 ans, il a débuté la musique en 1954, avant de rejoindre le groupe Negro jazz. Membre et leader du célèbre groupe créé une année avant l’indépendance du Congo, plus précisément le 15 août 1959, les Bantous de la capitale, Edo Nganga est le seul rescapé du mouvement. En effet, ses amis co-fondateurs de l’orchestre (Nino Malapet, Célestin Nkouka, Saturnin Pandi, Jean-Serge Essous…) ont déjà quitté cette terre des hommes.

Certes nul n'est parfait, mais de cet homme, chacun n’en garde qu’un discours positif. Pour ces enfants, en dépit d’être un artiste talentueux et célèbre, Edo Nganga demeure un père attentionné et soucieux de l’avenir de sa progéniture. Avis partagé par sa femme qui malgré les intempéries de la célébrité est restée à ses côtés jusqu’à aujourd’hui. « C’est un homme multidimensionnel. Il a fait la fierté de la musique congolaise, art majeur au sein de notre société », a déclaré Alain Akouala Atipault.

Bête de scène, Edo Nganga reste un grand artiste, tel qu’on en trouve de moins en moins. Le secret de sa longévité réside dans la discipline et les rapports qu’il entretient avec les autres. Aussi, il s’en tient à une alimentation saine associée à une bonne dose de générosité, d’humour, de modestie, de tempérance, de tolérance, de respect, etc.

Ce film qui fait office d’une compilation de témoignages commémore celui qui a fait et continue de faire vibrer les Congolais par sa soyeuse mélodie. Ces déclarations émanent de plusieurs artistes des deux Congo de son époque comme Michel Boyibanda, des artistes congolais qui l’ont succédé et qui le connaissent, des écrivains, des membres de sa famille, notamment l’une de ses filles, l’un de ses fils et son épouse.

Représenté aujourd’hui comme le patriarche de la musique congolaise, Edo Nganga s’est dit très ému de l’honneur qui lui est rendu. Pour l’homme, c’est très important de vivre son hommage que de s’imaginer que cela arrivera certainement après sa mort. « Des hommages à titre posthume, je n’en veux pas. Reconnaissez mes œuvres pendant que je suis encore en vie, aimez-moi et aidez-moi aujourd’hui pendant que j’en ai besoin et que je peux m’en réjouir voire vous en gratifier », a précisé l’artiste.

Il était habité par la musique et il a habité la musique. Quoiqu’encore assez fort pour exhiber des pas de danses et chanter avec appétit, Edo Nganga pense tout de même à la relève.

Reconnus comme le tout premier orchestre du Congo-Brazzaville, Les Bantous de la capitale réalisent depuis le début de ce mois une tournée à travers le Congo pour commémorer les 60 ans d’existence de l’orchestre. Cet anniversaire est également marqué par un best of des chansons les plus emblématiques qui sera très prochainement disponible sur le marché.

Notons que le DVD en double volume du film documentaire sur Edo Nganga, des Bantous de la capitale, est disponible au siège de la DRTV. 

Merveille Atipo (stagiaire)

Légendes et crédits photo : 

1- Edo Nganga échangeant avec le public ; 2- Visuel du DVD sur l’artiste

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