Partenariat: la France s’investit dans le développement de l’agriculture en zone de savanes et de forêts dégradées en RDC

Lundi 2 Décembre 2019 - 18:12

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A en croire le diplomate français, François Pujolas, son pays entend, par un engagement financier, mettre l'expertise de l'Agence française de développement (AFD) au service de Kinshasa. 

La dernière visite effectuée par le chef de l'Etat, Félix Tshisekedi, en France, est en train de produire ses effets aujourd’hui en termes de consolidation  des relations bilatérales entre Paris et Kinshasa. En témoigne le contrat de quinze millions de dollars que la France et la République démocratique du Congo (RDC) viennent de conclure pour le développement de l'agriculture en zone de savanes et de forêts dégradées. La cérémonie de signature de cet important document a eu lieu le 27 novembre dernier, à Kinshasa, en présence du ministre congolais des Finances, Sélé Yalahuli; de l'ambassadeur de France en RDC, François Pujolas; et du directeur de l'AFD en RDC, Didier Grebert.

Pour la France, il s’agit d’aider la RDC à développer sa filière agriculture qui est appelée à quitter le mode artisanal de production faiblement rentable pour un type d'agriculture plus durable et développé. En mettant à contribution l’expertise de l'AFD en RDC, la France entend concrétiser l'alliance pour la préservation des forêts tropicales prônée par Emmanuel Macron, le 23 septembre dernier à New York, lors de l'Assemblée générale de l’ONU. Ce projet évalué à quinze millions de dollars américains est financé par le Fonds national Redd+(Fonaredd), sur les ressources qui lui ont été déléguées par l'Initiative pour la forêt en Afrique centrale, à en croire le communiqué de l'ambassade de France publié le 2 décembre. 

« En développant les exploitations et PME agricoles et en consolidant les économies locales à travers l'établissement de chaînes de valeurs durables, le projet doit permettre de passer d'une agriculture faiblement productive et peu rémunératrice à une agriculture plus durable et à plus haute valeur ajoutée », a indiqué l'ambassadeur de France en RDC, cité par 7sur7.cd. Il est à noter que ce projet (à expérimenter pendant quatre ans dans les provinces de Tshopo et de Kwilu) est destiné non seulement à assurer la mutation vers une agriculture plus durable, mais aussi et surtout, à permettre la stabilisation du couvert forestier dans la zone de forêts dégradées et de savanes.   

La RDC abrite le plus grand bassin forestier d’Afrique et le second au monde. Ses forêts couvrent cent cinquante-trois millions d’hectares de superficie, soit près de 65% de son territoire. Or, depuis 2018, selon Global forest watch de l’Université de Maryland, ce pays se place au deuxième rang mondial en termes de pertes de forêt primaire. Pour préserver cette ressource forestière, la RDC s’est engagée, depuis 2009, dans une démarche de réduction de la déforestation ou REDD+, avec notamment la création du Fonaredd.

 

Alain Diasso

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