Patrimoine culturel immatériel de l’Unesco : le Comité scientifique s’attèle au préparatif du dossier sur la rumba

Mardi 14 Janvier 2020 - 18:00

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Le ministre de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo, a tenu la première séance de travail avec les experts en la matière, permettant d’accélérer le processus d’inscription de la rumba au patrimoine immatériel de l'humanité.

 La réunion du 14 janvier a permis à ce Comité scientifique de passer à la phase opérationnelle de l’inscription de la rumba au patrimoine mondial immatériel.  Celle-ci a été l’occasion de donner des dispositions à suivre.

« Nous avions eu du ministre de la Culture et des Arts des orientations pour accélérer le processus de cette inscription à l’Unesco. La rumba concerne à la fois Brazzaville et Kinshasa, au départ, un patrimoine du Congo Pool Malebo et qu'il faudrait transférer au patrimoine universel. C’est un travail technique qui demande du temps. C’est pourquoi nous avons aujourd’hui décidé de hâter la cadence pour que dans un délai assez court nous puissions être prêts pour présenter ce dossier au Comité de patrimoine », a signifié Mfumu Di Fu Di Sassa, président du Comité scientifique de la rumba en République du Congo.

 Cette première séance, révèle le président Mfumu Di Fu Di Sassa, est véritablement technique. Il y en aura d’autres. Concernant l’appartenance de la création de la rumba congolaise, le président a fait savoir « qu’on s’est approprié les barrages qu’on a érigés dans nos têtes, au fond il n’y a pas de problème. C’est un patrimoine du Pool Malebo. On sait que c’est un produit qui n’a pu évoluer que par la créativité des artistes des deux rives. C’est une question de détail qui ne saurait empêcher que les deux pays introduisent communément ce dossier à l’Unesco. », a-t-il dit.

Et de poursuivre : « Ces réunions que nous sommes en train de faire visent justement à réunir le maximum d’informations pour mettre à la disposition de ceux qui seront invités à évaluer et à étudier ce dossier », a-t-il indiqué tout en expliquant que la réunion du mois prochain leur permettra de converger leurs points de vue.

L’intérêt de ce patrimoine congolais de deux rives, dit-il, va être légué au patrimoine mondial, et cela permet à nos pays d’avoir une grande visibilité culturelle, touristique et économique. Cette inscription de la rumba au patrimoine universel peut booster le reste du secteur de développement du pays.

Rappelons que cette inscription de la rumba au patrimoine immatériel de l’Unesco concerne notamment les deux Congo et l’Angola.

Rosalie Bindika

Légendes et crédits photo : 

Photo : Le comité scientifique de la rumba en pleine réunion /adiac

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