Conseil supérieur de la magistrature : les magistrats nouvellement nommés ont prêté serment

Mercredi 19 Février 2020 - 17:34

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Une journée spéciale que le mercredi 19 février pour la justice congolaise avec la prise de fonction officielle des haut magistrats nouvellement nommés. Ces derniers ont, en vertu de la Constitution, prêté serment devant le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et du peuple congolais tout en s’engageant à assumer leur statut social en toute responsabilité.

La cérémonie qui a eu lieu dans la salle de congrès du Palais de la nation augure, sans nul doute, une nouvelle ère dans la gestion de l'appareil judiciaire aujourd’hui sujet à une requalification aux fins d’efficacité pour une meilleure distribution de la justice. « Je jure de respecter la Constitution et les lois de la République démocratique du Congo et de remplir loyalement et fidèlement, avec honneur et dignité, les fonctions qui me sont confiées », telle est la formule à laquelle ont été astreints les assermentés.

Cependant, le procureur général près la Cour constitutionnelle (juridiction pénale du chef de l’Etat et du Premier ministre) prêtera serment au cours de la prochaine session parlementaire conformément aux articles 10 et 16 de la loi organique n° 13/026 du 15 octobre 2013, portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle. Ils étaient au total cinq, dont deux de la Haute Cour militaire, à avoir prêté serment ce jour. Ikongo Kikuli (Président de la Cour de cassation), Dominique Thambwe (Premier président de la Cour de cassation) ; Octave Tela Ziele (Procureur général près le Conseil d’État) ; le général Joseph Mutombo Katalay (Premier président de la Haute Cour Militaire) et le lieutenant général Mukuntu (auditeur général près la Haute Cour Militaire) ont, en effet, vu leurs serments être agréés par le chef de l’Etat qui en a pris acte conformément aux usages.

Le chef de l'Etat qui fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille, attend beaucoup de ces hauts magistrats sur lesquels reposent les espoirs de toute une nation pour la sauvegarde des valeurs d’orthodoxie financière et de bonne gouvernance. Tous vont désormais pallier au dysfonctionnement de l’appareil judiciaire et, surtout, veiller à l’exécution ainsi qu’aux recommandations de l’assemblée générale du Conseil supérieur de la magistrature.

Alain Diasso

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