Coopération : la Banque mondiale débloque 150 millions de dollars pour l’Afrique

Vendredi 18 Avril 2014 - 14:46

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Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale vient d’approuver le financement de 19 centres d’excellence au sein d’universités localisées dans sept pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale

Les centres sélectionnés sur concours bénéficieront d’un financement visant à soutenir des filières d’enseignement spécialisées dans les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM), mais aussi de l’agriculture et de la santé.

Ce projet phare de Centres d’excellence africains (CEA) sera financé par des crédits de l’Association internationale de développement (IDA) à huit pays : Nigéria (70 millions de dollars), Ghana (24 millions), Sénégal (16 millions), Bénin, Burkina Faso, Cameroun et Togo (8 millions chacun). La Gambie bénéficiera quant à elle d’un crédit de 2 millions de dollars et d’un don de 1 million de dollars pour permettre aux étudiants, aux enseignants et aux fonctionnaires d’accéder, notamment via des formations de courte durée, à l’enseignement supérieur à travers les dix-neuf CEA.

Grace à ce projet, les étudiants du continent pourront être dotés de compétences scientifiques et techniques de pointe. « Je me réjouis de soutenir la création de ces centres d’excellence parce qu’il s’agit d’un pas de plus vers la création d’établissements supérieurs de niveau international sur le continent. Il n’y a pas, à mes yeux, de meilleure façon de doper l’économie des pays africains, créer des emplois et soutenir la recherche, que de former de jeunes diplômés dans des filières très recherchées comme le génie chimique, l’agronomie ou la lutte contre les maladies infectieuses », a déclaré Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour la Région Afrique.

« Le projet de centres d’excellence africains est une initiative gagnant-gagnant, car elle va aider les jeunes à satisfaire leurs aspirations sans devoir s’expatrier et elle va aider les entreprises à trouver des profils pointus sans devoir faire appel à des expatriés et, ce faisant, à renforcer leur compétitivité sur les marchés internationaux », a souligné Peter Materu, responsable du secteur de l’éducation pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à la Banque mondiale. Pour lui, les étudiants africains ont impérativement besoin de programmes scientifiques et technologiques de qualité pour pouvoir se positionner sur les marchés régionaux et mondiaux de l’emploi, sachant qu’aucune université de la région ne figure actuellement dans les palmarès consacrant les cinq cents meilleurs établissements de la planète.

Yvette Reine Nzaba