Agriculture : le Maroc veut aider le Congo dans le développement de l’irrigation

Vendredi 26 Avril 2024 - 14:30

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Le Congo exploite moins de 5 % des terres arables dont il dispose. À cette faible utilisation s’ajoute la dépendance à la pluviométrie en dépit de l’abondance en ressources hydriques. 

Le Maroc a fait de l'irrigation la pièce maîtresse de son développement agricole. Dans ce sens, la République du Congo veut tirer parti de l’expérience du Maroc dans le domaine de l’irrigation pour renforcer son système de production agricole. C’est ce qu’a déclaré Paul Valentin Ngobo, ministre congolais de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, lors de la 33e session de la conférence régionale de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture qui s’est déroulée du 18 au 20 avril, à Rabat, sur le thème « Systèmes agroalimentaires résilients et transformation rurale inclusive ».

« Nous souhaitons avoir recours au savoir-faire du royaume du Maroc, en accueillant une délégation d’experts pour évaluer la situation dans notre pays et apporter leur contribution à son développement », a fait savoir Paul Valentin Ngobo.

D’après les données officielles, le Congo dispose de 10 millions d’hectares de terres cultivables et affiche un potentiel irrigable de 870 198 hectares largement sous-exploités. 

Selon les projections du Plan national pour l’alimentation et l’agriculture, la maîtrise de l’eau à travers la petite irrigation devrait permettre d’augmenter la productivité agricole de 30 % dans les périmètres de cultures stratégiques, dont le manioc, le maïs et le soja à l’horizon 2032. 

Il convient de noter qu’au Maroc l’irrigation est pratiquée sur environ 15 % des terres cultivées, mais génère près de 50 % du PIB agricole et 75 % des exportations du secteur, selon les données de la Banque mondiale. 

Le Congo, de son côté, affiche une forte dépendance vis-à-vis de l’extérieur pour sa consommation alimentaire. En 2021, le pays a importé environ 40 % de ses besoins alimentaires pour une valeur estimée à 2,1 milliards $, soit 25 % de la valeur totale des importations du pays, d’après la Banque africaine de développement.

 

Lopelle Mboussa Gassia

Légendes et crédits photo : 

Les plantations en mode irrigation

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