Gestion des risques de catastrophes : le Congo se dote d’un document stratégiqueVendredi 23 Janvier 2026 - 19:49 La République du Congo a présenté, récemment, sa Stratégie nationale de prévention et de gestion des risques de catastrophes (Snpgrc) à l’horizon 2030. Cette Stratégie a pour objectif de renforcer la résilience du pays dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques et autres dangers majeurs récurrents.
Présentant le texte, le directeur de l’Écologie et des ressources naturelles au ministère en charge de l’Environnement et du développement durable, Narcisse Ofoulou, a précisé que sa mise en œuvre s’arc-boutera sur une plateforme nationale de gestion des risques de catastrophe. Son exécution, a-t-il renchéri, s’appuiera aussi sur un comité interministériel, mais également sur l’implication des collectivités locales, de la société civile, du secteur privé et des communautés locales. « La SNPGRC repose sur quatre priorités majeures. Il s’agit notamment de la compréhension des risques, du renforcement de la gouvernance, de l’investissement dans la résilience, de l’amélioration de la préparation et de la réponse aux catastrophes. Elle rime avec les objectifs du Plan national de développement 2022-2026 », a précisé l’expert. Par la même occasion, le gouvernement a présenté son plan d’action national pour la biodiversité valant pour la période 2025-2030. Le coût de sa mise en œuvre estimée à 25,7 milliards Fcfa, sera co-pilotée par une cellule de gestion et le comité consultatif national. Cette Stratégie vise par ailleurs, à réduire la perte de biodiversité, à renforcer la résilience des populations, conformément à la vision 2050, exigeant de vivre en harmonie avec la nature. Elle s’articule autour de cinq axes prioritaires, et décline 25 cibles nationales, 145 actions et 163 indicateurs. S’exprimant à cet effet, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan Nonault, a rafraichi la mémoire des participants, en rappelant que la biodiversité n’est pas seulement du ressort de l’éthique environnementale. Mais, elle est au centre même des chaînes de valeur, essentiellement dans les secteurs du bois, de l’agriculture, de l’eau, de la pêche et de l’écotourisme. Saluant l’engagement du Congo en matière de respect des engagements internationaux, dans la lutte contre les changements climatiques et de la conservation de la biodiversité, la représentante-résidente du Pnud, Adama Dian Barry, a souligné que les deux documents présentés constitueront le socle des actions durables sur l’environnement. « Je suis convaincue que les outils qui vous seront remis ici aujourd’hui, vont constituer le socle sur lequel pourront durablement s’enraciner les actions vitales à l’exploitation économique, rationnelle et durable du Congo. Cet attachement réaffirme également le prix qu’attache le Congo à la valeur du multilatéralisme, qui a démontré sa volonté de contribuer à un avenir commun pour toute l’humanité fondée sur la préservation de l’environnement », a conclu Adama Dian Barry. Firmin Oyé Légendes et crédits photo :La ministre en charge de l'environnement, Arlette Soudan Nonault, brondissant des les deux documents présentés/Adiac Notification:Non |


La Stratégie nationale de prévention des risques de catastrophes est financée à hauteur de 22,8 milliards de francs CFA. Elle est conçue par le gouvernement, en collaboration avec le Programme des nations-Unies pour le développement (Pnud). Ce document vise à réduire les pertes en vies humaines, les dégâts matériels et l’impact négatif des catastrophes sur les services économiques, sociaux et environnementaux.







