Journée mondiale des zones humides : la jeunesse congolaise en première ligne pour la protection des tourbières

Mardi 3 Février 2026 - 20:41

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L’humanité célèbre, chaque 2 février, la Journée mondiale des zones humides. Une date consacrée à la sensibilisation à l’importance de ces écosystèmes vitaux pour la planète. Au Congo, la jeunesse a été en première ligne pour la protection des tourbières et zones humides de Ngamakala.

Placée cette année sur le thème « Zones humides et savoirs traditionnels : célébrer le patrimoine culturel », la journée a lancé un appel fort à l’action face aux défis climatiques actuels. La jeunesse congolaise a répondu, en effet, massivement présente à Lifoula, dans la commune de Kintélé, à travers une marche citoyenne, suivie de la visite des tourbières et de la forêt humide de Ngamakala, situées à environ 35 km au Nord de Brazzaville.

Initiée par la Coalition des associations de jeunes congolais œuvrant pour la protection de l’environnement, cette action a permis aux participants de découvrir un autre visage du Congo : un patrimoine naturel riche, coloré et doté d’une biodiversité exceptionnelle. Une immersion grandeur nature au cœur de l’un des écosystèmes les plus importants du pays.

C’est le président du Mouvement des jeunes écologistes congolais (Mjec) et coordonnateur de la Coalition, Espanich Motondo, qui a guidé les visiteurs. Responsable de cette initiative, il a indiqué que cette journée a largement dépassé le cadre symbolique. « Les zones humides et les tourbières congolaises comme celles de Ngamakala sont de véritables trésors mondiaux de carbone. Elles jouent un rôle fondamental dans l’équilibre climatique de la planète. Les protéger, c’est protéger notre futur et celui des générations à venir », a-t-il commenté.

Les participants ont procédé, en effet, au planting d’arbres dans la forêt humide de Ngamakala. Une action concrète qui s’inscrit dans la feuille de route du Mjec, en lien avec la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement (2027-2036), axée sur la gestion durable des forêts. Initiée par la République du Congo et adoptée par les Nations unies, cette décennie est perçue comme une opportunité majeure de création d’emplois verts pour la jeunesse, tout en renforçant la résilience climatique du pays.

Notons que les activités de la Journée mondiale des zones humides ont été financées par les jeunes eux-mêmes, une preuve supplémentaire de leur engagement et de leur détermination à agir, malgré des ressources limitées. « Ce qui semblait impossible est devenu réalité. Aujourd’hui, nous prouvons que la jeunesse congolaise est prête à relever les grands défis environnementaux de demain », ont-ils déclaré avec fierté.

Après le planting d’arbres à Ngamakala, ces jeunes attendent désormais avec impatience le lancement officiel des activités de la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement. Cette mobilisation est un message clair : la jeunesse est consciente de son rôle, fière de son pays et résolument engagée pour la protection de la planète, ont témoigné les participants.

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

1- Les jeunes visitant les tourbières Ngamakala / DR 2- Une marche pour sauver les zones humides/DR

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