Bois : les acteurs du secteur réunis pour structurer le marché intérieur

Mercredi 4 Février 2026 - 11:45

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L’Association technique internationale des bois tropicaux (Atibt) a récemment réuni, à Pointe-Noire, les principaux acteurs de la chaîne de valeur du bois domestique ainsi que les administrations concernées, dans le cadre d’un atelier multi-acteurs dédié à la construction d’un marché intérieur du bois légal et durable en République du Congo. Cette rencontre s’est s’inscrite dans la mise en œuvre du projet Marché intérieur du bois (MIB Congo), financé par l’Union européenne.

Le projet MIB Congo ambitionne de structurer et dynamiser la filière nationale du bois afin de la rendre à la fois compétitive, durable et inclusive. Il vise notamment à renforcer l’approvisionnement du marché domestique en bois légal, tout en favorisant des opportunités économiques gagnant-gagnant entre les grandes entreprises forestières, les très petites et moyennes entreprises (TPME) et les artisans du bois.

L'atelier y relatif avait pour principaux objectifs de préparer les grandes entreprises à l’approvisionnement du marché intérieur en bois légal, de sensibiliser les acteurs aux sources potentielles d’approvisionnement du marché domestique, et de promouvoir l’utilisation des essences moins connues. Un accent a également été mis sur la valorisation des sciages de courtes longueurs, le développement de nouveaux produits transformés tels que les panneaux lamellés-collés, ainsi que sur la récupération et la transformation des rebuts issus de l’exploitation forestière et des unités industrielles.

« Le projet MIB Congo est une étape clé pour bâtir une filière bois nationale durable, compétitive et inclusive. En reliant les grandes entreprises aux TPME et artisans, il ouvre la voie à un marché intérieur structuré, créateur de valeur et respectueux de l’environnement », selon les organisateurs.

Les travaux se sont articulés autour de deux présentations majeures portant respectivement sur le renforcement des connexions commerciales entre grandes entreprises et TPME, et sur les sources alternatives d’approvisionnement du marché domestique, notamment les sous-produits de l’exploitation et de la transformation industrielle.

Les échanges ont permis de mettre en lumière plusieurs défis persistants, parmi lesquels la faible implication des grandes entreprises dans le marché intérieur du bois, l’insuffisance de leurs produits sur le MIB, les coûts élevés des produits transformés, les difficultés liées à la légalisation des scieurs artisanaux, l’accès limité aux bois débités séchés, la normalisation des produits, les coûts de transport, la rareté des transporteurs agréés et la lourde parafiscalité supportée par les TPME.

À l’issue des débats, plusieurs recommandations ont été formulées : l’accélération de l’élaboration des textes réglementant l’exploitation des petits permis forestiers, la vulgarisation continue des textes encadrant l’exploitation du bois domestique, et l’incitation des grandes entreprises à s’impliquer davantage dans le développement du MIB à travers la mise à disposition des produits et sous-produits de sciage.

Les participants ont également préconisé la promotion des rebuts de bois issus de l’exploitation forestière et de la première transformation, la mise en place des mesures incitatives en faveur des acteurs de la chaîne de valeur, la mise en oeuvre d’un mécanisme de normalisation des produits bois semi-finis et finis.

Gloria Imelda Lossele

Légendes et crédits photo : 

Une photo des participants à l’atelier/ DR

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