BVMAC : l'institution boursière reconnue coupable de licenciement abusifMercredi 4 Février 2026 - 11:30 L'affaire ébranle la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) de Douala depuis plusieurs mois. Le Tribunal de grande instance du Wouri, au Cameroun, a déclaré abusif le licenciement de Jean Sylvestre Elouna, ancien directeur administratif et financier de l'institution boursière.
L'indemnité allouée à Jean Sylvestre Elouna comprend le préavis, le treizième mois, ainsi que la restitution de prélèvements fiscaux indus. De plus, la juridiction a exigé que lui soient restitués ses effets personnels, retenus dans son bureau depuis près de trois ans, un acte qualifié d’abus manifeste par de nombreux observateurs. Au cœur de cette affaire se trouve un rapport controversé du cabinet Deloitte, utilisé comme justification pour le licenciement. Ce document, décrié par la défense, n'était en réalité qu'une simple mission sur procédures convenues, et non un audit complet. Cette révélation a considérablement affaibli la position de la BVMAC devant le tribunal. Après avoir épuisé les voies de règlement administratif, Jean Sylvestre Elouna a saisi l'Inspection du travail puis la justice, dénonçant des accusations infondées et des droits sociaux bafoués. Bien que toutes ses réclamations n'aient pas été retenues faute de preuves suffisantes, le tribunal a reconnu le caractère abusif de la procédure disciplinaire à son encontre. Pour une institution qui devrait symboliser la rigueur et la transparence dans le marché financier de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, ce verdict soulève d'importantes questions sur la gouvernance interne de la BVMAC. De quoi se demander si la victoire de Jean Sylvestre Elouna pourrait-elle être le catalyseur d'une réforme tant attendue au sein de cette institution. Fiacre Kombo Légendes et crédits photo :Le siège de la BVMAC à Douala/DR Notification:Non |


Dans un jugement rendu le 14 janvier dernier, le Tribunal de grande instance du Wouri a statué que le licenciement de Jean Sylvestre Elouna, ex-directeur administratif et financier de la BVMAC, était abusif. La chambre sociale a condamné l'institution à verser la somme de 19,2 millions FCFA à Elouna, une décision qui remet en cause les pratiques internes de la BVMAC. Le tribunal a conclu que la rupture du contrat de travail, intervenue en août 2022, manquait de fondements juridiques solides.







