Élection présidentielle : des appels à l’apaisement se multiplientMercredi 4 Février 2026 - 15:23 Les présidents du Sénat, Pierre Ngolo, et de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, ont appelé le 1er février, à l’ouverture des sessions ordinaires de leurs institutions respectives, à la maturité et à l’apaisement dans la perspective de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars prochains.
Aux acteurs politiques, il leur a demandé de bien se situer à la hauteur de leur charge en cultivant le fair-play et en s’abstenant de poser des actes susceptibles de mettre la vie des citoyens en péril, de troubler la paix et d'entamer l'ordre public. Quant aux Congolais, ils sont appelés à se tenir en citoyens conscients de leur responsabilité, soucieux de leur lendemain et déterminés à s'investir pour être les boulangers de l'essor de leur nation. « Il convient alors que nous comprenions tous, chers compatriotes, notre devoir absolu de tenir l'engagement pris depuis la Conférence nationale souveraine, de bâtir la démocratie dans la paix. En prenant l'option de restaurer le pluralisme politique au Congo, les conférenciers proclamaient solennellement leur opposition catégorique à ce que la réalisation des ambitions individuelles passe par le sacrifice des filles et des fils du Congo qui ont tous droit à la vie et au bien-être », a rappelé Pierre Ngolo. Selon lui, la présidentielle de 2026 reste une épreuve d’évaluation de la taille des leaders ainsi que de leurs capacités à convaincre le plus grand nombre. Ainsi, chacun, à son niveau, est appelé à veiller à ce que cette épreuve se passe dans des conditions de sécurité et de transparence. « Dans près de quatre semaines, va démarrer la campagne électorale, moment de confrontation des arguments autour des projets portés par les différents candidats. Force est ici de souligner avec insistance que là s’ouvre l'épisode de la manifestation optimale, de la liberté d'expression et de circulation, dans un Congo uni et indivisible. Le bon sens commande que la liberté de l'un s'arrête là où commence celle d’autrui », a-t-il rappelé. « La République ouvre ses portes à tous, mais elle ne négocie pas ses lois » Il a, par ailleurs, condamné les événements meurtriers survenus à Mindouli, dans le Pool, les 11 et 12 janvier derniers. « Ce genre d'incident fâcheux qui ramène le souvenir des épisodes sanglants de la récente histoire de notre pays affecte dangereusement la paix et l’ordre public, difficilement reconquis ces dernières années. D’évidence, il ne saurait être toléré, surtout à l’heure où les institutions de la République et ensemble les citoyens sont tous préoccupés par la préparation et la tenue de l'élection présidentielle du 12 et du 15 mars 2026 », a-t-il conclu. Le président de l’Assemblée nationale, de son côté, a rappelé que la présidentielle de mars prochain est un rendez-vous démocratique fondamental et non une simple date sur un calendrier électoral. Selon Isidore Mvouba, ce rendez-vous constitutionnel appelle responsabilité, maturité politique et respect scrupuleux des règles républicaines. L’élection présidentielle est un moment, a-t-il précisé, d’expression souveraine du peuple qui ne saurait être un prétexte à la division, ou à la remise en cause de la paix. La compétition politique doit demeurer, a-t-il poursuivi, une confrontation d’idées, jamais un affrontement des personnes. Ce n’est ni le moment de nourrir la haine tribale ni l’occasion d’attiser les tensions. « C’est un miroir. Un miroir de notre maturité démocratique. Un miroir de notre capacité collective d’organiser cette compétition politique dans la paix ; c’est ce que nous allons faire. Il s’agit de choisir un homme, choisir une direction, mais surtout un cap. Au jour de ce grand choix, le peuple ne se contentera pas de voter, il inscrira sa volonté dans l’histoire, et j’espère, sans violence, sans tumulte, mais avec la force tranquille de la souveraineté assumée », a indiqué Isidore Mvouba. A quelques semaines de ce moment décisif, la responsabilité de l’Assemblée nationale est, a-t-il insisté, immense d’autant plus qu’il s’agit d’une exigence qui éclaire les décisions, apaise les tensions et consolide les fondements de la cohésion nationale. « L’Assemblée nationale veillera, aux côtés de ceux qui encadrent et garantissent les règles du jeu, pour que cette compétition politique ne soit pas une menace pour la concorde nationale, mais une richesse pour notre démocratie. A l’heure où certains cherchent à opposer ou à diviser, nous disons avec force que le Congo est un et indivisible », a-t-l rappelé. Le président de l’Assemblée nationale, lui aussi, a condamné ce qu’il qualifie de « récentes secousses sécuritaires » observées dans le Pool et le Djoué-Léfini, avant de saluer la paix retrouvée dans ces deux départements. « Je tiens à souligner que la République ouvre ses portes à tous, mais elle ne négocie pas ses lois. Il ne devrait plus avoir, sur l’ensemble du territoire national, des zones de non droit. Soyons à la hauteur de la confiance du peuple qui nous invite au travail fécond, au dialogue apaisé et à la consolidation de la démocratie », a laissé entendre Isidore Mvouba. Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :1* Isidore Mvouba et Pierre Ngolo lors d'une cérémonie officielle / DR
2- Les députés / DR
3- Les sénateurs/DR Notification:Non |


Le président de la chambre haute du Parlement a souhaité que l'échéance majeure de mars se déroule dans un climat de paix, de sécurité, d'ordre et de quiétude pour confirmer l'avancée de la jeune démocratie congolaise. « Le Sénat appelle le gouvernement à prendre toutes les dispositions concourant à garantir la sécurité des institutions et de la population ; à consolider la paix et la concorde nationale », a invité Pierre Ngolo.









