Coopération militaire : les deux Congo veulent donner une autre dimension à leurs relationsMardi 10 Février 2026 - 17:36 En séjour de travail à Brazzaville, une délégation du ministère de la Défense nationale et Anciens combattants de la République démocratique du Congo (RDC) a eu une séance de travail, le 10 février, avec le ministre de la Défense nationale du Congo, Charles Richard Mondjo. Au menu des échanges, l’approfondissement de leur compréhension commune des enjeux de défense et de sécurité, dans un environnement stratégique marqué par la diversité et la complexité des menaces.
Il a également rappelé ce qui fait la singularité de la relation entre les deux Etats. « Nous avons été un même peuple, avant d’être deux Etats. Le fleuve Congo n’est pas une séparation, mais un lien naturel entre les deux Etats. Nos deux pays partagent une histoire commune politique solidaire depuis les indépendances ; une fraternité militaire ancienne et naturelle lie nos forces armées. Nous avons une lecture commune des défis sécuritaires régionaux. Nos Etats présentent une complémentarité stratégique évidente. Notre relation est résolument tournée vers l’avenir et non fusionnelle du passé. C’est précisément parce que nos peuples partagent cette possibilité exceptionnelle que nos deux Etats ont intérêt à vivre en parfaite harmonie, car, lié par un destin commun depuis leur création. Je plaide pour que nos deux ministères disent deux choses aux armées. Ils doivent se consulter plus régulièrement avec fidélité, loyauté, dans cet esprit fraternel qui nous caractérise… », a-t-il laissé entendre. Charles Richard Mondjo, de son côté, a rappelé que les deux pays ont, de longue date, affirmé une convergence de vues sur les grandes problématiques du continent africain, notamment au sein des Nations unies et des organisations continentales régionales telles que l’Union africaine, la Comminauté économique des Etats de l'Afrique centrale et la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs. D’où la nécessité permanente, a-t-il insisté, de renforcer les capacités des leurs forces armées, afin de sécuriser les frontières communes, garantir la libre circulation à l’intérieur des deux pays respectifs, contribuer efficacement aux missions de maintien de la paix et créer les conditions d’un développement économique et social durable au bénéfice des deux peuples. Profitons de cette occasion, Charles Richard Mondjo a formulé le vœu de voir le gouvernement de la RDC accréditer un attaché de défense près son ambassade à Brazzaville. Selon lui, à ce jour, la dimension majeure de la coopération entre les deux pays concerne la formation militaire. Les dispositifs actuels de formation offrent, a-t-il dit, un environnement propice au développement d’une coopération Sud-Sud dynamique et structurante. A cet égard, les établissements de formation militaire sont d’ores et déjà ouverts aux stagiaires des deux pays. A titre illustratif, les écoles militaires comme l’Ecole des officiers de Kananga, l’Ecole supérieure d’administration militaire, l’Ecole de guerre de Kinshasa, ainsi que le Centre des hautes études de stratégie et de défense accueillent actuellement des stagiaires de la République du Congo à différents niveaux de formation. De manière réciproque, l’Ecole militaire préparatoire général Leclerc et l’Académie militaire Marien-Ngouabi pour la formation des officiers accueillent les stagiaires de la RDC…Un autre domaine de cette coopération, c’est la justice militaire. Notons que cette visite de travail a été sanctionnée par un défilé militaire. Guillaume Ondze Légendes et crédits photo :1- Une vue de la séance de travail / Adiac
2- La photo de famille, au premier rang les deux ministres/Adiac Notification:Non |


Conduite par le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, la délégation de la RDC a réitéré à la partie congolaise la nécessité de renforcer la coopération militaire entre les deux pays. « Si j’ai souhaité resté un jour de plus, c’est tout simplement parce que je me sens chez moi, ici à Brazzaville. Etre à Brazzaville, c’est être à Kinshasa. Une joie vécue à Brazzaville est ressentie à Kinshasa. Une inquiétude à Kinshasa a naturellement des répercussions à Brazzaville. Nos destins sont donc forcément liés », a expliqué Guy Kabombo Muadiamvita.








