Droits de l'homme : le CAD sensibilise les réfugiés et demandeurs d'asile au CongoJeudi 12 Février 2026 - 17:51 Le Centre d’action pour le développement (CAD) a clôturé, le 11 février à Brazzaville, un atelier de deux jours visant à renforcer la connaissance des droits fondamentaux chez les réfugiés et demandeurs d’asile résidant en République du Congo.
Si les échanges ont permis de saluer certaines avancées du cadre légal congolais, le constat sur le terrain reste teinté de défis. Les participants ont activement partagé leurs expériences quotidiennes, mettant en lumière des thématiques critiques telles que l'accès aux services de santé et à l'éducation, les procédures d'obtention de la carte de réfugié, la lutte contre les violences fondées sur le genre et l’accès à la justice ainsi que la protection juridique. Un point de vigilance particulier a été soulevé concernant les enfants nés au Congo de parents réfugiés. Bien qu’ils acquièrent la nationalité par le droit de sol, ces derniers font face à des obstacles persistants concernant la reconnaissance de leur identité. Face aux pratiques discriminatoires encore observées dans les services publics, les communautés ont lancé un appel aux autorités pour une meilleure application des textes en vigueur. De son côté, le CAD ne compte pas en rester là. Les travaux de groupe ont permis d’identifier des problèmes prioritaires qui serviront de base à l’élaboration d’un plan d’action global. Ce document fera office de feuille de route pour les futures campagnes de plaidoyer de l’organisation, afin de garantir une pleine jouissance des droits pour tous les réfugiés en République du Congo.
Rude Ngoma Légendes et crédits photo :Les participants à l'atelier/Adiac Notification:Non |


L’atelier a réuni soixante-dix participants issus de six pays dont la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, l'Angola, le Rwanda, le Burundi et le Tchad. Signe d'une volonté d'inclusion forte, trente-six femmes figuraient parmi les représentants de ces communautés. L’objectif était de permettre à ces personnes« vulnérables » de mieux comprendre les mécanismes juridiques qui les protègent.







