Programme Ô Yika : 472 élèves autochtones bénéficient d’un accompagnementJeudi 19 Février 2026 - 8:45 Mis en œuvre par l’organisation non gouvernementale (ONG) Espace Opoko qui a fait de l’éducation des plus démunis sa priorité, avec l’appui déterminant de l’ambassade de France au Congo, dans le cadre du dispositif "Kotonga" qui signifie en français construire, le programme Ô Yika a permis de renforcer l’accompagnement scolaire, la nutrition, la santé, l’orientation éducative et le suivi des enfants ainsi que des jeunes autochtones dans plusieurs communautés.
Restituant les résultats, le chargé à la communication de l’ONG Espace Opoko, Alex Nzambi, a fait savoir que le projet d’appui à l’éducation scolaire des enfants autochtones a été d’une valeur de 9 300 000 FCFA, et financé par l’ambassade de France à hauteur de 8 370 000 FCFA, et par Espace Opoko à hauteur de 930 000 FCFA. Plusieurs activités ont été réalisées parmi lesquelles l’identification des villages et la cartographie des zones d’intervention; la réalisation d’une enquête initiale ayant permis d’identifier 472 élèves autochtones au début de l’année scolaire. Ce projet a été réalisé dans de trois localités du département de la Lékoumou, notamment à Sibiti, Komono, Zanaga. A Sibiti, Il s’est agi des établissements scolaires Henri-Bounda, Mbaka et Mapati. Dans le district de Komono, les établissements scolaires de Kingani, de Vouka, de Douakani et de Moussahou. Quant au district de Zanaga, il s'est agi de l'école primaire, du collège et du lycée de Zanaga centre, du primaire et du collège de Bandzié, du primaire, du collège et du lycée de Kengué. Les communautés autochtones sensibilisés à l’importance de l’éducation
Au nombre des activités réalisées, il y a eu également l’organisation de trois ateliers de sensibilisation (Hygiène, santé et conditions de vie) à Sibiti, Bandzié et Brazzaville. Il en est de même pour la gratification symbolique des meilleurs élèves afin d’encourager l’excellence scolaire. Les sessions d’orientation scolaire avant et après les examens (3e et terminale) ont été tenues, de même que le suivi continu des élèves, des écoles et des communautés. Le projet a permis aussi la mise en œuvre des activités de suivi et d’évaluation; la prise en charge de la nutrition, des logements et de la santé des lycéens à Sibiti et des étudiants à Brazzaville; la réhabilitation de 153 tables-bancs dans les écoles partenaires; le déploiement d’un projet culturel avec "La douche du lézard", renforçant l’expression artistique et l’identité culturelle des jeunes autochtones;tout comme le renforcement des capacités organisationnelles grâce aux formations reçues de la part de l’ambassade de France.
Le directeur des mécanismes de consultation et de la coopération à la direction générale de la Promotion des peuples autochtones, Aubin Donekendé, représentant le directeur général empêché, a félicité l’ONG Espace Opoko pour toutes les actions entreprises sur le terrain. « Le projet, nous en avons entendu parler, mais la restitution telle que faite sur le terrain nous a convaincus. Espace Opoko est une grande organisation. Félicitations et bon vent dans tout ce que vous entreprendrez dans le futur. La direction générale de la Promotion des peuples autochtones est disposée à vous accompagner dans tout ce qu’il y a comme activité en ce qui concerne la promotion et la protection des droits humains », a-t-il promis. Bruno Zéphirin Okokana Légendes et crédits photo :1-L’ambassadrice de France délivrant son message/ Adiac
2-Claire Bodonyi et la coordinatrice de l’Espace Opoko suivant la restitution/ Adiac
3-Les participants à la restitution posant pour la postérité / Adiac Notification:Non |


La restitution des activités du programme Ô Yika a été faite la semaine dernière à Brazzaville, en présence de l’ambassadrice de France, Claire Bodonyi. Dans son mot de bienvenue, la coordinatrice nationale de l’Espace Opoko, Vanessa Nzouba, a rappelé que le 31 janvier dernier lors du lancement de ce programme, une ambition claire a été affichée, celle de donner aux enfants autochtones les moyens d’accéder à une éducation de qualité, aux conditions de vie dignes, tout en respectant leur identité et leur culture. « Aujourd’hui, cette rencontre n’est pas une simple formalité administrative. Elle est un moment de vérité, de transparence et de responsabilité. Elle nous permet de revenir sur ce qui a été fait, de mesurer les résultats obtenus, d’identifier les défis rencontrés et de tirer ensemble les enseignements nécessaires pour l’avenir», a-t-elle souligné. Vanessa Nzouba a exprimé sa sincère reconnaissance à l’ambassade de France pour sa confiance, son écoute et son engagement constant aux côtés des organisations de la société civile congolaise.
Prévu pour 350 élèves, le projet a été étendu à trois villages supplémentaires, élargissant ainsi sa portée. Il a finalement permis d’accompagner 472 élèves autochtones, soit 122 de plus (+35%). Dans le cadre des activités réalisées, 472 bénéficiaires en lien avec les communautés et les écoles ont été sélectionnés. Des kits scolaires ont été achetés et distribués à ces élèves. Les autorités locales, les chefs de village et les responsables scolaires ont été sensibilisés, de même que des communautés autochtones à l’importance de l’éducation. Des soutiens scolaires ciblés ont été organisés au profit des élèves en classe d’examens, incluant un appui nutritionnel ainsi que le renforcement des partenariats avec les écoles primaires, collèges et lycées partenaires.
Prenant à son tour la parole, Claire Bodonyi a indiqué que l’ambassade de France et l’ONG Espace Opoko sont ensemble pour le bien commun qui est l’éducation. « Ce que nous voulons, c’est que vous puissiez être heureux dans votre pays, le faire prospérer économiquement et que la France, votre pays ami, puisse développer ensuite des partenariats d’égal à égal», a-t-elle déclaré.« On est là pour qu’ils soient heureux dans leur environnement et qu’ils aient le meilleur avenir pour qu’ils soient heureux dans leur pays et qu’ils le développent eux-mêmes sans avoir besoin de nous. C’est seulement comme cela qu’on reste amis. C’est pour cela qu’on est avec vous, qu’on travaille avec vous. C’est pour cela que l’éducation pour nous est essentielle... On ne doit rien l’un à l’autre. Car, on ne garde sa dignité que lorsqu’on ne doit rien à l’autre... », a ajouté la diplomate française.







