Finances publiques : la CNTR sollicite un accompagnement des partenaires financiersJeudi 19 Février 2026 - 11:03 Le président de la Commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques (CNTR), Joseph Mana Fouafoua, a sollicité le 17 février, à l’ouverture de la 7e session ordinaire, l’accompagnement des partenaires financiers dans la réalisation complète des missions de cette institution.
La CNTR a noté une faible mobilisation de la subvention de l’Etat, au titre des exercices 2024 et 2025, qui a fortement limité sa capacité à mettre en œuvre l'ensemble des actions prévues. Son président a également rappelé le contexte financier, économique et politique particulier dans lequel se tient cette session. Un contexte marqué, entre autres, par l’adoption récente du budget de l’Etat, exercice 2026 qui n’a pas permis d’augmenter la dotation allouée annuellement à la CNTR. L’autre fait majeur est l'arrivée à son terme du Plan national de développement (PND) 2022-2026 et la préparation imminente d'un nouveau PND qui exigera des ressources pour lesquelles cette institution est chargée de veiller à l'efficacité de la gestion. A cela, s’ajoute l'élection présidentielle à l’issue de laquelle un nouveau projet de société sera appliqué par le gouvernement qui sera mis en place par le président élu. Les commissaires vont pendant les dix jours des travaux examiner et adopter plusieurs points dont le projet de rapport annuel 2025 ; des projets de rapports de missions des sous-commissions techniques ; le Plan de travail annuel budgétisé 2026 ; le projet de programme d’activités ; le projet de budget, exercice 2026. « Dans le cadre de sa mission, la CNTR est habilitée à instruire tout dossier ou entreprendre toute étude tendant à établir les faits de violation du code de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques à tous les niveaux et de prescrire des mesures visant à faire cesser de tels faits. Dans le même temps, elle est chargée, à titre pédagogique, de diffuser au sein des administrations et des établissements des bonnes pratiques dans la gestion des finances publiques », a rappelé Joseph Mana Fouafoua. Poursuivre les études et audits en cours En effet, en lien avec ses missions, la CNTR a enclenché en 2025 quelques études et audits parmi lesquels la mission d’enquête sur les comptes spéciaux du Trésor dont le but est d’examiner les modalités de création, de fonctionnement et d’utilisation de ces instruments budgétaires particuliers afin de s’assurer de leur conformité aux textes en vigueur et de prévenir tout risque de dérogations injustifiées aux principes de transparence et de discipline budgétaire. Il y a aussi la mission relative au virement du Trésor public au profit des opérateurs économiques établis dans la zone Cémac sur la période 2020 à 2024. Cette mission a pour objectif de vérifier la régularité, la traçabilité et la justification des paiements effectués dans un contexte marqué par des préoccupations récurrentes de la gestion de la dette intérieure et le respect des engagements de l'État. La mission portant sur la gestion des recettes issues de la délivrance des passeports s'inscrit dans une démarche de sécurisation des recettes non fiscales en vue d'apprécier les mécanismes de collecte, de centralisation et d'affectation des fonds générés par ce service public stratégique. L’audit financier du Centre national de transfusion sanguine a, quant à lui, pour finalité la mise à disposition des ressources à cette structure essentielle de santé afin de s'assurer de leur emploi efficace conforme aux objectifs du service public et aux règles de nonne gouvernance. L'audit relatif à la redevance audiovisuelle vise à apprécier les conditions de collectivité et de gestion de cette taxe ainsi que son impact sur le financement du service public de l’audiovisuel, dans une optique de transparence, d'équité et d'amélioration des performances. « L'étude sur la réforme du secteur de l'électricité a permis de mettre en évidence les progrès réalisés mais aussi les insuffisances et contraintes structurelles qui limitent l'efficacité du secteur. Elle a débouché sur des recommandations précises adressées au gouvernement. Recommandations destinées à renforcer la coordination des investissements, la soutenabilité financière et la capacité d’intervention des entités en charge de l'électricité », a rappelé le président de la CNTR, précisant que plusieurs autres études sont en cours d'exécution dont certaines sont en passe d’être bouclées. Ainsi, les rapports de ces missions et études seront publiés, conformément aux textes en vigueur, après validation par la présente session. Il a invité, par ailleurs, les uns et les autres à envisager avec réalisme l’année 2026 dans la cohésion.
Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :1-Joseph Mana Fouafoua entouré du rapporteur et du vice-président / Adiac
2- Les commissaires de la CNTR/Adiac Notification:Non |


Selon Joseph Mana Fouafoua, 2025 a été une année de coopération fructueuse avec certains partenaires financiers à l’instar du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) qui a permis à la CNTR de lancer et de valider plusieurs projets prioritaires, malgré des moyens limités. « Ces concours continueront de constituer un levier essentiel pour l’atteinte des objectifs de la CNTR », a-t-il souhaité.








