Union africaine : Évariste Ndayishimiye prend les rênes dans un contexte sécuritaire sensibleMercredi 25 Février 2026 - 8:46 Le chef de l’État du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a officiellement hérité, le week-end dernier, de la présidence tournante de l’Union africaine (UA) pour les douze prochains mois, sous le regard attentif des États-Unis et des pays des Grands Lacs. À peine sa prise de fonction actée, les réactions internationales n’ont pas tardé. « Toutes nos félicitations à Évariste Ndayishimiye, président du Burundi, à l’occasion de sa prise de fonction à la présidence de l’Union africaine », a déclaré le Département d'État des États-Unis sur ses canaux officiels. Washington s’est dit prêt à « renforcer la coopération entre les États-Unis et l’Union africaine en matière de paix, de prospérité et de priorités communes » durant ce mandat. Une présidence sous tension régionale Cette nouvelle responsabilité intervient dans un contexte particulièrement sensible pour la région des Grands Lacs. Les États-Unis jouent depuis plusieurs mois un rôle actif dans la médiation entre le Rwanda et la République démocratique du Congo, en lien avec la crise sécuritaire persistante dans l’Est congolais. La signature d’un « Accord de paix », le 4 décembre 2025 à Washington, avait suscité des espoirs d’apaisement, mais sa mise en œuvre demeure laborieuse sur le terrain. Cette médiation américaine est coordonnée avec l’UA et sa Commission, plaçant de facto la nouvelle présidence burundaise au cœur d’un dossier stratégique pour la stabilité régionale. Engagement d’impartialité Lors de sa prise de fonction, Évariste Ndayishimiye a affiché une posture consensuelle : « Je tiens à vous assurer que le Burundi exercera sa présidence dans un esprit d’écoute, d’impartialité et de coopération avec tous, et pour le bien de tous les États membres. Nous entendons travailler avec tous les membres de l’UA afin de parvenir à un consensus commun ». Cette déclaration vise à rassurer les États membres dans un climat continental marqué par des transitions politiques complexes, des crises sécuritaires persistantes et des recompositions d’alliances internationales. Une année décisive La présidence burundaise devra composer avec plusieurs priorités : consolidation des mécanismes africains de résolution des conflits, coordination avec les partenaires internationaux, et renforcement du rôle de l’UA dans un environnement géopolitique de plus en plus compétitif. Pour Bujumbura, cette responsabilité représente également une opportunité diplomatique majeure : repositionner le Burundi sur la scène africaine et internationale, tout en démontrant sa capacité à fédérer autour d’enjeux continentaux sensibles. Les douze prochains mois s’annoncent déterminants pour l’UA - et pour la crédibilité de son leadership dans la gestion des crises africaines. Noël Ndong Notification:Non |










