Nations unies : Macky Sall dans la course pour succéder à Antonio GuterresJeudi 5 Mars 2026 - 19:04 L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a officiellement déposé sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), en vue de succéder à l’actuel titulaire, Antonio Guterres, dont le mandat s’achève à la fin de l’année. L’initiative marque une nouvelle étape dans la bataille diplomatique pour la direction de l’organisation multilatérale la plus influente du système international. Selon plusieurs sources diplomatiques, la candidature de Macky Sall a été formellement transmise à la présidente de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) par le représentant permanent du Burundi auprès de cette institution, Zéphyrin Maniratanga. Ce soutien s’inscrit dans le cadre du mandat de présidence en exercice de l’Union africaine (UA) assuré par le chef de l’État burundais, Évariste Ndayishimiye. L’éventualité d’une candidature africaine circulait déjà lors du 39e sommet ordinaire de l’UA organisé en février à Addis-Abeba, en Ethiopie. Toutefois, aucune décision officielle n’avait alors été annoncée. La désignation de Macky Sall constitue donc un signal politique fort : celui de la volonté de l’Afrique de peser davantage dans la gouvernance mondiale et dans les institutions multilatérales. Président du Sénégal de 2012 à 2024, Macky Sall a quitté le pouvoir après l’élection de son opposant Bassirou Diomaye Faye. Depuis, l’ancien chef d’État s’est installé au Maroc tout en restant actif sur la scène diplomatique et économique internationale. Cependant, la compétition s’annonce particulièrement serrée. Plusieurs candidatures jugées solides émergent déjà, notamment celle de l’ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet, soutenue par plusieurs pays d’Amérique latine dont le Brésil et le Mexique. L’Argentine a également proposé la candidature de Rafael Mariano Grossi, actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Au-delà de la compétition politique, l’élection du secrétaire général de l’ONU reste largement déterminée par les rapports de force au sein du Conseil de sécurité. Pour être retenu, un candidat doit obtenir au moins neuf voix sur quinze, sans qu’aucun des cinq membres permanents — États-Unis, Chine, Russie, France et Royaume-Uni — n’exerce son droit de veto. Dans ce contexte, la candidature de Macky Sall pose également la question de la rotation régionale et de la représentation de l’Afrique à la tête des grandes institutions internationales. Malgré le poids démographique et politique croissant du continent, aucun Africain n’a dirigé l’ONU depuis Boutros Boutros-Ghali dans les années 1990. Si la bataille diplomatique ne fait que commencer, l’entrée en lice de Macky Sall révèle déjà une ambition plus large : celle d’une Afrique désireuse de jouer un rôle plus déterminant dans la gouvernance mondiale. Noël Ndong Notification:Non |










