Journée du 8 mars: les femmes de l’EF2C déterminées à soutenir la loi Mouébara

Mercredi 11 Mars 2026 - 17:15

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Au cours d’un cocktail organisé à Brazzaville le 7 mars, en prélude à la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, l’association Engagées pour les filles et femmes du Congo (EF2C ) a lancé un appel à la responsabilité auprès des pouvoirs publics sur la nécessité d’appliquer la législation en vigueur, surtout la loi Mouabara.

Dans son exposé, Thierda Ambia, responsable de la formation et du renforcement des capacités des jeunes filles et femmes, est revenue sur les législations spécifiques adoptées par certains Etats africains qui renforcent la lutte contre les violences ayant pour base le genre. Pour ce qui est de la République du Congo, elle a salué la loi Mouabara qui constitue «  une avancée significative en matière de protection des femmes ».

La loi vise à prévenir, réprimer et sanctionner toutes les formes de violences faites aux femmes, qu'elles soient physiques, sexuelles, psychologiques, économiques ou institutionnelles. Aussi, a poursuivi l’oratrice, la loi érige des infractions graves telles que les violences conjugales, le viol ou le harcèlement et prévoit des peines d’emprisonnement ainsi que des amendes pouvant aller jusqu’à la réclusion criminelle, selon la gravité des faits.

Par ailleurs, elle a précisé que la femme représente la moitié de la population africaine et joue un rôle essentiel dans le développement social, économique et politique du continent. Au regard de cette démographie, elle a indiqué que la situation de la femme demeure marquée par de profondes inégalités, caractérisée par diverses formes de discrimination.

Dans la même dynamique, Mervely Mbongo, présidente de l’EF2C, dans son mot de circonstance, a estimé que le 8 mars est une journée de mobilisation et de réflexion sur les droits des femmes, les inégalités ainsi que les violences faites aux filles et aux femmes dans le monde entier. C'est une journée historique, à l’opposé de notre conception. Elle ne concerne ni le port de pagne ni de rassemblement autour des sujets sans intérêt.

« C’est un véritable moment autour des débats d’évaluation des droits des femmes reconnus depuis l’époque, de leurs avancés, défis, aliénations et surtout autour de véritable questionnement sur les mesures de protection des femmes ainsi que la véritable place dans les sociétés actuelles », a-t-elle revendiqué. Elle a ajouté que le 8 mars « ne vise pas la perversion mais plutôt l’instruction qui réside dans la lutte d’une pleine reconnaissance et jouissance des droits. C’est célébrer le courage, la force, le combat et la lutte de nos prédécesseurs ».

Bien avant de demander un réel accompagnement des hommes, la présidente de l’EF2C a invité les femmes à continuer la lutte pour un monde qu’elle qualifie « d’égalitaire et inclusif ».  Concluant son propos, Mervely Mbongo a demandé aux pouvoirs publics une réelle et effective représentativité des femmes dans tous les domaines de prise de décisions et une vraie application de la législation nationale visant à protéger les femmes vulnérables. L’association Engagées pour les filles et femmes du Congo œuvre pour la protection et la défense des droits des filles et des femmes. Elle a été créée le 25 novembre 2025.

 

 

Stanislas Okassou

Légendes et crédits photo : 

Une vue des membres de l’association Engagées pour les filles et femmes du Congo / Adiac

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