Élection présidentielle : la coordination nationale des observateurs fait état d’un scrutin apaisé

Jeudi 19 Mars 2026 - 14:30

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La coordination nationale de l’observation des élections a présenté, au cours d’une assemblée générale, le 18 mars à Brazzaville, son rapport de suivi du déroulement de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars. Elle a relevé un scrutin transparent et apaisé sur toute l’étendue du territoire national.

Sous la supervision du commissaire général du Comité de suivi de la convention pour la paix et la reconstruction du Congo, Marius Mouambenga, la coordination nationale avait déployé des observateurs pendant la période électorale dans tous les quinze départements du pays. Elle a rapporté le bon déroulement de l’élection présidentielle, dans un climat de paix et de sérénité sur l’ensemble du territoire national.

Les observateurs ont évalué, en premier lieu, la campagne électorale qui a connu, selon eux, une liberté totale d’affichage, l’organisation des meetings sans heurts et l’implication des médias publics et privés. Les carnavals ont été organisés, ont-ils constaté, sans incident majeur par tous les candidats. La coordination nationale de l’observation des élections a aussi remarqué une forte collaboration entre toutes les institutions chargées de l’organisation et du contrôle des élections. « La campagne a donné la preuve de l’enracinement progressif de la culture de paix et de la démocratie dans notre pays », a indiqué le commissaire aux libertés publiques du Comité de suivi, rapporteur de la coordination nationale des observateurs, Emile Aurélien Bongouandé.

Après cette phase, l’attention s’est tournée vers le déroulement effectif du scrutin des 12 et 15 mars. Elle a relevé une bonne collaboration entre la Commission nationale électorale indépendante, la force publique ainsi que les observateurs nationaux et internationaux. La coordination a indiqué que les bureaux de vote ont généralement ouvert entre 7h et 10h, avec une disponibilité de matériel électoral dans la majorité des centres et un affichage des listes parfois marquée par de légers retards. Si l’affluence des électeurs est restée moyenne en matinée, elle s’est intensifiée en fin de journée dans les grandes villes, le tout dans le respect du secret de vote et du principe de la ville morte. Les observateurs ont déploré, par ailleurs, l’absence des délégués de certains candidats dans les centres et bureaux de vote.

Nonobstant le bilan globalement satisfaisant, les observateurs ont suggéré plusieurs axes d’amélioration, entre autres, la réforme du système actuel de production et de distribution de la carte d'électeur; le renforcement sans cesse renouvelé des capacités de tous les membres des bureaux de vote; l’établissement plus efficace des listes électorales. Ils proposent aussi la mise à disposition en temps utile des moyens financiers et matériels aux observateurs nationaux pour leur permettre d’accomplir avec efficience les missions qui leur incombent.

Dans son mot de clôture, le commissaire général du Comité de suivi de la convention pour la paix et la reconstruction du Congo, Marius Mouambenga, a encouragé les observateurs à continuer de s’informer et de se préparer afin qu’ils soient meilleurs lors des prochaines élections.

Jean Pascal Mongo-Slyhm

Légendes et crédits photo : 

1- Marius Mouambenga entouré des commissaires / Adiac 2- Des observateurs de la coordination nationale/Adiac

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