Exposition des objets ancestraux : le Musée national montre des repères historiques aux élèvesMercredi 15 Avril 2026 - 16:17 La projection des objets ancestraux sélectionnés par le Musée national a permis, le 14 avril, aux élèves de l’école turco-congolaise Maarif, à Brazzaville, de découvrir le patrimoine ancestral du Congo. Soupière, petite jare, gargoulette, vase, bracelet, couteau d’apparat pour notables, objets de communication, hache traditionnelle, herminette, couteau de culture (Daba), grelot, pétrin ( Epomba) chez les Akwa, lisombi chez les Yaka ; planche à écraser avec une anse, pilon, mortier, louche en bois « Luto » ( Mouyondzi) ; forge traditionnelle, soufflets avec tête humaine en bois d’okoumé ; ndzumu otelé, masque Bakwélé (Sangha), masque Kidumu( Bambama/ Zanaga), reliquaire kota ; raphia , carré de raphia ( Letsulu) ont fait l’objet de la projection dont le thème a été « Le Musée national à la rencontre de son public universitaire ». Ces objets servaient egalement de monnaie, de dot ou encore à véhiculer ou transmettre un quelconque message. Véritables reflets du talent créateur des ancêtres congolais, ceux-ci sont faits pour la plupart d’argile, de bois, de cuivre... Le directeur des études de l’école turco-congolaise Maarif, Charles David Pouyou, s’est dit satisfait de cette exposition. « Cet atelier a été un très bon échange du donner et du recevoir non seulement pour nos élèves mais aussi pour nous-mêmes. La projection m’a permis de voir encore les objets ancestraux que j’ai vus pendant mon enfance, cela ne peut que me réjouir. S’il y a lieu d’insérer cela dans les programmes nationaux pour intéresser, impacter nos enfants, ça serait très bien mais, cela doit se faire depuis le bas âge », a-t-il souhaité. Pour sa part, le directeur du Musée national, Marcel Ipari, a fait savoir le but de cette projection, à savoir montrer à la jeunesse les repères historiques du Congo. « La couche juvénile ne connaît pas très bien nos propres racines, nos propres origines. Donc, à travers les objets que nos ancêtres ont laissés, on peut leur montrer d’où nous venons et qui nous étions. Nous ne sommes pas tombés du néant. Pour progresser, il faut savoir d’où l’on vient », a indiqué le directeur. Il a déploré, par ailleurs, le fait qu’aujourd’hui dans les villages, dès qu’un vieux meurt, on détruit tout ce qu’il a laissé comme patrimoine parce que les gens assimilent cela à la sorcellerie, au mysticisme. « C’est vraiment dommage, c’est notre passé, ces objets-là ne tuent pas, sinon nous au musée on serait tous mort. La mission du Musée national est de faire un jour que tous les départements, tous les groupes ethniques du Congo soient représentés à travers leurs objets », a-t-il dit. Il a ajouté que des artisans sont de moins en moins nombreux et il y a urgence de récupérer ce que l’on peut. Les propositions et suggestions ont été émises. Ce programme doit être poursuivi dans les écoles privées et publiques de Brazzaville pour que les enfants soient informés. Signalons que bientôt le Musée national sera doté d'un cadre moderne à Mpila. Celui-ci poursuit sa rencontre avec le public universitaire. Il était avec l’école de l’Unité africaine de Poto-Poto , les étudiants de l’Ecole africaine de développement, puis l’école turco-congolaise Maarif. Rosalie Tsiankolela Bindika Légendes et crédits photo :1- L’un des objets ancestraux projetés / Adiac
2- Les élèves posant avec les directeurs et les encadreurs / Adiac Notification:Non |


La présentation des objets ancestraux a été faite par le directeur du Musée national, Marcel Ipari, à travers une projection. Cela a été un moment de découverte pour les élèves turco-congolais. « C’est une excellente manière pour nous de pouvoir nous reconnecter avec notre histoire », a signifié Touré Amine, l’un des élèves de cette école. 








