Transport de produits pétroliers : des discussions pour renforcer le corridor Brazzaville-Bangui

Jeudi 16 Avril 2026 - 11:30

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En visite de travail à Brazzaville, le ministre centrafricain de l’Énergie, Arthur Bertrand Piri, a échangé le 15 avril avec son homologue congolais des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua. Ils ont évoqué les possibilités de renforcer le transport des hydrocarbures entre Brazzaville et Bangui, à partir du port autonome de Pointe-Noire.

 

L’opérationnalisation du corridor Brazzaville-Bangui pour le transport des produits pétroliers a été au cœur de la rencontre entre les ministres congolais et centrafricain. Cette séance de travail s’inscrivait dans la continuité du protocole d’accord signé en juillet 2024 entre les deux pays, dont l’objectif est de permettre à la République centrafricaine, pays enclavé, d’utiliser les infrastructures congolaises pour sécuriser son approvisionnement en hydrocarbures.

Présenté comme une infrastructure à vocation sous-régionale, le port de Pointe-Noire pourrait redevenir un hub majeur pour le transit des produits pétroliers destinés à Bangui. Les discussions ont porté sur les modalités pratiques de réception, de stockage et d’acheminement des hydrocarbures depuis la côte atlantique jusqu’à la capitale centrafricaine. Pour le ministre Arthur Bertrand Piri, l’enjeu est désormais de passer rapidement à l’action. « Nous sommes en train de revenir. En tout cas, la République centrafricaine revient pour travailler afin que ses produits pétroliers puissent également transiter par le port du Congo, notamment le port de Pointe-Noire », a-t- il déclaré.

Les deux parties ont convenu d’impliquer leurs équipes techniques respectives, ainsi que d’autres départements ministériels, afin d’élaborer un cadre opérationnel précis. Le but est de rendre ce corridor pleinement fonctionnel dans les meilleurs délais, au bénéfice des deux économies. Cette relance du corridor Brazzaville-Bangui pourrait ainsi constituer un levier important pour fluidifier les échanges commerciaux, réduire les coûts logistiques et renforcer les liens économiques entre États voisins.

Au-delà de l’aspect énergétique, ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération régionale. Les autorités centrafricaines appellent à une intégration économique renforcée en Afrique centrale, notamment au sein de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale. Une ambition partagée avec le Congo, dans un contexte où les deux pays entendent améliorer leur compétitivité et accélérer leur développement.

Fiacre Kombo

Légendes et crédits photo : 

Bruno Jean Richard Itoua et Arthur Bertrand Piri /Adiac

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