Livre : Mertone Anguers publie «L’Afrique et le pouvoir du temps long»Dimanche 19 Avril 2026 - 23:46 Publié aux éditions Mertone Anguers ce mois d'avril, le nouvel ouvrage de l’auteur éponyme, de 152 pages préfacé par Bélinda Ayessa, s’annonce comme un essai de rupture à la fois intellectuel, politique et prospectif. Il ouvre un débat majeur sur la continuité de l’État, la vision à long terme et le contrôle du pouvoir en Afrique.
L’Afrique avance, mais trop souvent sans continuité. Elle rêve, elle projette, elle promet, mais à chaque alternance, à chaque rupture politique, une partie de l’œuvre engagée se trouve ralentie, effacée ou abandonnée. Ainsi, le continent demeure prisonnier d’un mal profond: la politique du recommencement... Pour preuve, à chaque alternance, à chaque rupture politique, à chaque nouvelle équipe, une part de l’œuvre engagée est remise en cause, ralentie ou abandonnée. Pour l’auteur, le continent ne souffre pas seulement d’un déficit de gouvernance ; il souffre d’un déficit de continuité stratégique. Mertone Anguers défend la nécessité de penser le pouvoir au-delà du mandat, au-delà du cycle électoral, au-delà même de la logique du court terme. Il propose une lecture du développement africain fondé sur le temps long, c’est-à-dire sur la capacité des États à se projeter sur vingt-cinq ou trente ans, à sanctuariser certaines priorités nationales et à protéger les réformes structurantes contre les effets destructeurs des ruptures successives. « L’Afrique et le pouvoir du temps long » ne s’adresse pas uniquement aux chercheurs ou aux lecteurs de doctrine politique. Le livre vise également les décideurs publics, les administrateurs, les responsables d’institutions, les universitaires et tous ceux qui s’interrogent sur l’avenir de l’État africain. Et pour la République du Congo, l’ouvrage revêt un intérêt particulier. Il ouvre une réflexion féconde sur la continuité de l’action publique, la discipline du pouvoir, la réforme institutionnelle et la nécessité d’inscrire les grandes politiques nationales dans une logique plus durable. En ce sens, il pourrait utilement nourrir les débats sur la modernisation de l’État, la qualité de la gouvernance et la préservation de l’intérêt supérieur de la nation au-delà des séquences politiques. Un ouvrage qui peut ouvrir un débat continental
Par son ton, par son ambition doctrinale et par la qualité de sa construction, «L’Afrique et le pouvoir du temps long» s’annonce comme un ouvrage important dans le débat sur l’avenir politique du continent. Avec la préface de Bélinda Ayessa, il acquiert une résonance encore plus forte. S’agissant du choix de Bélinda Ayessa pour préfacer cet ouvrage, l’auteur pense qu’il n’est pas anodin. « Son parcours, son engagement en faveur de la mémoire, du patrimoine, de la culture et du rayonnement intellectuel confèrent à cette préface une valeur particulière. En associant son nom à cet essai, le livre gagne en profondeur symbolique et en autorité morale. C’est donc une préface de sens et de hauteur », a indiqué Mertone Anguers. À travers cette préface, c’est aussi une certaine idée du dialogue entre mémoire, culture, leadership et vision politique qui s’affirme. Le livre dépasse ainsi la seule critique institutionnelle pour s’inscrire dans un horizon plus large : celui d’une Afrique qui doit apprendre à penser son avenir avec gravité, méthode et fidélité historique. Et à l’heure où l’Afrique cherche les voies de sa stabilité, de sa puissance et de sa réforme, ce livre pose une question simple mais décisive : comment bâtir des nations fortes si l’État lui-même ne parvient pas encore à protéger son avenir contre le règne du court terme ? De son identité réelle Gerauld Mertone Ansy, Mertone Anguers est juriste, essayiste et analyste des dynamiques institutionnelles. Bruno Zéphirin Okokana Légendes et crédits photo :1-La couverture du livre/ Adiac
2-L’écrivain Mertone Anguers/ Adiac Notification:Non |


« L’Afrique et le pouvoir du temps long. Pour un Etat de continuité, de vision et de contrôle » est un essai pour repenser l’État africain. Il ne plaide ni pour l’instabilité ni pour un pouvoir sans limites. Il propose une voie plus exigeante : celle d’un pouvoir durable, mais surveillé ; stable, mais responsable ; fort, mais soumis à la nation. Dans cet essai de rupture, Mertone Anguers pose une question fondamentale: comment bâtir des nations solides lorsque l’État lui-même ne parvient pas à protéger ses priorités contre l’instabilité des cycles politiques? Pour lui, le problème africain n’est pas seulement celui de la gouvernance ni même celui de la démocratie dans sa forme électorale classique. Il est plus profond; l’Afrique souffre d‘un déficit de continuité stratégique, écrit l’auteur.
Au-delà de sa publication, «L’Afrique et le pouvoir du temps long» porte en lui une ambition plus vaste. Les thèses qu’il développe pourraient servir de socle à une réflexion continentale sur la gouvernance de long terme, la continuité de l’État et l’évaluation du pouvoir exécutif. Dans cette perspective, l’ouvrage pourrait inspirer, à terme, une grande rencontre intellectuelle et politique, voire un colloque régional ou continental, autour de la question du pouvoir du temps long en Afrique. Une telle initiative pourrait réunir chefs d’État, responsables d’institutions, universitaires, praticiens du droit public et penseurs africains, afin de poser les bases d’une nouvelle culture politique fondée non sur l’improvisation, mais sur la continuité, la vision et la responsabilité.







