Interview. Stéphania Moukouba: '' Le potentiel de notre jeunesse doit être transformé en une force structurée et agissante "Jeudi 23 Avril 2026 - 11:37 À la recherche de la meilleure formule de structuration de la communauté des Congolais de l’étranger, Stéphania Moukouba crée le Réseau d’innovation. Elle en parle dans cette interview qu'elle nous a accordée.
Stéphania Moukouba (S.M.) Ma motivation première est née de la volonté de transformer le potentiel de notre jeunesse en une force structurée et agissante. J'ai fondé le Réseau d’Innovation pour la jeunesse congolaise / Réseau Rifyc pour briser l'isolement des talents et faciliter la transmission intergénérationnelle par un écosystème de partage d'excellence. C’est dans cette dynamique que j’ai initié, le 21 mars dernier à Nogent-sur-Marne, la première édition de "Congo Inspire", le salon des jeunes entrepreneurs et porteurs de projets congolais en France. Ce fut un moment charnière qui a rassemblé plus de 150cent cinquante participants sous le haut patronage de l’ambassade de la République du Congo en France, représentée par le ministre conseiller Armand Rémy Balloud-Tabawé, accompagné de Larissa Ondzie Ongogni, conseillère chargée des Congolais de l'étranger, ainsi que de l'ensemble de la délégation diplomatique. L.D.B. : Comment avez-vous procédé pour cette première édition ? S.M. : Pour répondre aux défis de notre communauté, nous avons mobilisé des experts sur des sujets de fond : le soft power congolais avec Marien Fauney Ngombé ; la culture et sa transmission avec Luccia Ongouya et Yoni Mavoungou ; l'engagement associatif avec Propice Ndzolo, Sergy Nsemi et Océane Bongui. Pour l'excellence académique, les interventions de Mae Ingani, Eudes Sanghoud et la Dre Fylla. En ce qui concerne les enjeux des élites de demain et de l'entrepreneuriat, Julia Madzou, Ikaelle Tati, Jessica Makosso, Jessica Odzocki, Davy Kiala, Bettina Mass, Christelle Kokolo et Amina Ondze ont porté leurs contributions respectives. L.D.B. : Qu’envisagez-vous pour la suite ? S.M. : Comme je le dis souvent : "La diaspora est le premier investisseur de la République du Congo; elle doit en être le premier bâtisseur". Mon ambition est de structurer la contribution de chacun. Nous alignons nos actions sur les Objectifs de développement durable pour bâtir un pont indestructible entre nos talents internationaux et l’avenir de notre nation. Il s'agit de transformer nos diplômes et nos influences en leviers de croissance réels. L.D.B. : Pour la réalisation concrète de ces projets, avez-vous un agenda déjà établi ? S.M. : Absolument. L'étape suivante est le déploiement du programme "Congo Inspire", qui sera très prochainement lancé avec le soutien renouvelé de l’ambassade du Congo en France. Ce programme est la suite opérationnelle du salon. Il repose sur trois piliers stratégiques : la détection et la valorisation des hauts potentiels de notre communauté, la création de synergies de réseau pour favoriser les collaborations d'affaires, et, enfin, une interconnexion continue avec les porteurs de projets au pays. Nous passons de la rencontre à l'accompagnement durable.
Propos recueillis par Marie Alfred Ngoma Légendes et crédits photo : 1- Stéphania Moukouba / DR
2- Armand Rémy Balloud-Tabawé, accompagné de Larissa Ondzie Ongogni, conseillère chargée des Congolais de l'étranger, à la première édition Congo Inspire 2026 / DR
2- Vue partielle de la salle lors de la première édition Congo Inspire 2026 / DR Notification:Non |


Les Dépêches de Brazzaville (L.D.B.) : Quelle a été la motivation première ayant incité à la création du Réseau d’innovation pour la jeunesse congolaise en France ?









