Ministère des Affaires étrangères : Constant-Serge Bounda succède à Jean-Claude Gakosso

Lundi 27 Avril 2026 - 10:30

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En présence du nouveau ministre du Développement industriel, des Zones économiques spéciales et de la Promotion du secteur privé, Michel Djombo; du secrétaire général du gouvernement, Benjamin Boumakani; de celui du ministère des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Guy Nestor Itoua; des ambassadeurs et hauts cadres de la diplomatie; de journalistes et de distingués invités, une cérémonie de passation de consignes entre ministres des affaires étrangères, l’un sortant, l’autre entrant, s’est déroulée le 26 avril, à Brazzaville.

Les ministres Jean-Claude Gakosso etConstant-Serge Bounda à l'issue de la passation de service, Brazzaville, le 26 avril 2026Pour le sortant, après avoir rempli les missions gouvernementales dans l’esprit "des plus belles traditions diplomatiques de la République du Congo " durant onze ans, l’événement a ressemblé à une cérémonie de retour à la case départ puisqu'il repart pour le ministère de la Culture et des Arts, fonction qu’il avait déjà occupée auparavant durant treize ans. Jean-Claude Gakosso a exprimé sa réelle gratitude à l’égard du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, qui, en le maintenant dans les gouvernements successifs, lui a prouvé sa fidélité.

Quant au ministre entrant, il a voulu, avant tout propos, lors de son discours de passation de service, exprimer sa très profonde gratitude au président de la République, chef de l’État, pour la très haute confiance qu’il a bien voulu placer en sa modeste personne, en le nommant, sur proposition d’Anatole Collinet Makosso, Premier ministre, chef du gouvernement, aux fonctions éminentes de ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger de la République du Congo.

« Je mesure, avec gravité et humilité, l’honneur qui m’est fait, mais plus encore la responsabilité qui en découle : celle de représenter, avec loyauté, responsabilité et engagement, sous le leadership de son excellence, monsieur le président de la République, le peuple congolais y compris sa diaspora, dans toute sa diversité et dans ses légitimes aspirations de faire rayonner la Nation congolaise à l’extérieur. Je fais mien ce premier couplet de notre hymne national, "La Congolaise", “invitant tous les Congolais à défendre la patrie” et aussi du passage “Congolais, debout fièrement partout” », a déclaré Constant-Serge Bounda.

Et d’ajouter que « Servir au plus près du chef de l’État, dont l’engagement constant sur la scène internationale confère à notre pays une voix respectée, écoutée et sollicitée, constitue à la fois un privilège infini et une exigence de tous les instants. Je l’ai pleinement expérimenté dans mes pays de juridiction : le nom du président Denis Sassou N’Guesso à l’étranger ouvre les portes. C’est cela aussi le soft power congolais ».

De par l’exercice de ses fonctions précédentes, il a toujours conservé un ancrage profond avec la République du Congo, qu’il s’est efforcé de servir et de représenter avec passion, responsabilité et fierté.

« Sous le leadership de son excellence monsieur le président de la République, j’ai eu l’honneur, en toute modestie, de contribuer à des dossiers d’envergure, notamment ceux relatifs au bassin du Congo, aux côtés du Pr Wangari Maathai, Prix Nobel de la paix et ambassadrice itinérante des forêts du bassin du Congo, ainsi qu’aux grandes échéances internationales où la voix de l’Afrique a été portée avec clarté et détermination par le chef de l’État congolais, en l’occurrence Rio+20 ».

Devenu ambassadeur sur proposition de Jean-Claude GaKosso, Constant-Serge Bounda a pu mesurer l’importance stratégique du dispositif diplomatique congolais, mais il lui est également arrivé de contribuer au rayonnement du Congo dans cet espace régional de l’Océan Indien, objet de nombreuses convoitises au niveau géopolitique. Cette expérience lui a surtout donné le privilège de travailler aux côtés de son prédécesseur, homme de culture pour lequel il n’a pas tari d’éloges.

Il a reconnu que c’est sous son autorité, et conformément aux orientations du chef de l’État, qu’ensemble ils ont contribué à renforcer la présence et l’influence de la République du Congo, notamment dans ses pays de juridiction, à titre de rappel, Mozambique, Madagascar, Maurice, Seychelles, Union des Comores et Malawi.

« Je tiens, en cet instant solennel, à lui exprimer ma profonde reconnaissance et à saluer l’empreinte durable qu’il laisse à la tête de ce ministère régalien », a indiqué le nouveau ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l'étranger.

Il a confié: « Au moment où je prends ces hautes fonctions, pleinement liées à l’expression de la souveraineté de notre État, je voudrais réitérer ma profonde gratitude au président de la République. Je suis pleinement conscient du caractère exigeant, voire titanesque, de la mission qui m’est confiée, une mission que je ne saurais accomplir seul. Sa réussite reposera sur la mobilisation de l’ensemble de l’outil diplomatique de la République du Congo, notamment l’administration centrale et les missions diplomatiques à l’étranger. Excellence, distingués participants, permettez-moi, à cet égard, de rappeler le cap fixé par le président de la République à travers son projet de société “L’accélération de la marche vers le développement“ ».

Constant-Serge Bounda a rappelé que « cette vision consacre la Centralité de la diplomatie dans la mise en œuvre des dix axes prioritaires du projet de société “L’accélération de la marche vers le développement“. Le diagnostic présidentiel est sans ambiguïté : il n’y aura pas de développement sans une insertion active dans les dynamiques mondiales. Dès lors, l’ouverture au monde et le renforcement des partenariats stratégiques deviennent des impératifs. Dans un contexte international marqué par les tensions, la fragmentation et l’affaiblissement des organisations internationales, la diplomatie s’impose comme un outil de souveraineté, d’exécution et de projection ».

Il a expliqué également que « le projet de société “L’accélération de la marche vers le développement“ traduit cette lucidité et fixe un cap clair pour le quinquennat 2026-2031, et sa mise en œuvre repose largement aussi sur l’efficacité de l’appareil diplomatique car environ 70% des axes prioritaires prévus nécessitent des partenariats extérieurs sous des formes multiformes. Mesdames et messieurs, en plus de ses missions régaliennes et de ses lignes directrices (Respect de la souveraineté nationale, la non-ingérence et le respect du droit international, la paix et la sécurité), l’ambition qui nous guide est sans équivoque : mettre en œuvre la vision de son excellence le chef de l’État, pour faire de la diplomatie congolaise un instrument résolument tourné vers le développement, au bénéfice direct du peuple congolais, où qu’il se trouve ».

« Pour cela l’administration centrale ainsi que nos missions diplomatiques doivent s’adapter à la nouvelle donne, et cette expertise existe dans la maison, bien qu’il faudrait davantage la consolider. Pour cela, le capital humain du ministère des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger sera son principal atout. Par ailleurs, fidèle à sa longue tradition diplomatique, ils vont également poursuivre l’intensification des relations bilatérales avec les pays amis ainsi qu’avec les institutions internationales à travers les chefs de mission diplomatiques accrédités en République du Congo, qui demeurent les partenaires privilégiés ».

« C’est avec humilité, mais avec une détermination sans faille, que je m’engage à œuvrer pour être à la hauteur de la confiance placée en ma modeste personne, en m’inscrivant résolument dans la vision et sous la très haute autorité du président de la République. Je sais pouvoir compter sur l’engagement de chacune et de chacun d’entre vous pour relever ensemble ce défi au service de notre pays », a-t-il conclu.

 

 

 

 

 

Marie Alfred Ngoma

Légendes et crédits photo : 

1- Les ministres Jean-Claude Gakosso et Constant-Serge Bounda à l'issue de la passation de service / Djoe Niesta Photo 2- Photo de famille au terme de la cérémonie/ Djoe Niesta Photo

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