Développement : l’Afrique s’unit pour bâtir sa propre souveraineté financière

Mardi 26 Mai 2026 - 14:30

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L’Association des institutions africaines de financement et de développement (AIAFD) a tenu, le 25 mai au Centre de conférence de Kintélé, en marge des assises de la Banque africaine de développement (BAD), un atelier annuel sur le thème « Renforcer la finance souveraine en Afrique : le rôle des IFD dans la croissance et la résilience à travers la nouvelle architecture financière africaine (Nafa) ».

 

 

L’atelier qui a bénéficié du soutien de la BAD avait pour objectif de mettre en place des systèmes plus autonomes et mieux adaptés aux réalités locales. Face aux crises mondiales et au poids de la dette, les dirigeants des institutions de financement du développement (IFD) ont lancé un appel clair: « L'Afrique doit cesser d'être une simple consommatrice de financements extérieurs ».

Pour le ministre congolais des Finances, du Budget et de Portefeuille public, Christian Yoka, les IFD occupent dans cette dynamique une position de soutien stratégique. Elles sont appelées à devenir de véritables catalyseurs de la transformation économique du continent par leur capacité à financer les infrastructures structurantes, à accompagner les petites et moyennes entreprises, à soutenir l'industrialisation, à promouvoir l'innovation, à développer des chaînes de valeur régionales et à favoriser l'inclusion financière. « Le moment est venu de renforcer notre souveraineté financière afin de mieux protéger nos économies contre les chocs extérieurs et de garantir un contenu durable au bénéfice des générations futures », a-t-il indiqué.

La vision portée par la présidente de l'AIAFD, Dr Patricia Ojangole, repose sur la création de nouveaux partenariats pour que le capital africain travaille prioritairement pour l'Afrique. Quatre messages fondamentaux ont été mis en avant pour transformer ce paysage. Il s’agit de la  nécessité d'une capitalisation adéquate pour maximiser l'impact local, l'amélioration des agences de notation pour refléter la réalité du continent plutôt que des perceptions extérieures, la collaboration via la syndication de financement local, et le soutien accru des gouvernements aux agences nationales de développement.

Dans cette dynamique, le Congo, pays hôte de cet événement, représenté par le  Fonds d’Impulsion, de garantie et d’accompagnement (Figa), a réaffirmé son engagement à transformer son modèle économique avec l’ambition de devenir un hub d'innovation en matière de garantie pour soutenir le secteur privé national. «  Nous devons doter nos pays et nos entrepreneurs des moyens financiers nécessaires à leur croissance afin qu'ils contribuent pleinement au développement économique de nos pays », a déclaré le directeur général du Figa, Branham Kitombo.

Partenaire de cet événement, la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) s’est engagée à être un pilier de cette nouvelle architecture financière. Face à un déficit annuel de financement des infrastructures estimé entre 130 et 170 milliards de dollars, la BDEAC entend mobiliser 5,32 milliards d’épargne africaine afin de  financer 63 projets intégrateurs sur le continent.

Jean Pascal Mongo-Slyhm

Légendes et crédits photo : 

1- La photo de famille des dirigeants des IFD /Adiac 2-Les participants à l'atelier annuel / Adiac

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