Marché financier : stimuler l’engament des acteurs africainsJeudi 28 Mai 2026 - 21:06 Les travaux de la cinquième édition de l’Africa capital markets forum (ACMF) ont débuté le 28 mai, à Brazzaville, réunissant des principaux acteurs du marché financier venus d’une vingtaine de pays. Placés sur le thème « Cap vers des marchés performants et intégrés : de la vision à l’impact ! », ces échanges sont consacrés aux enjeux liés au financement des économies africaines, à l’intégration des marchés et à la mobilisation de l’épargne régionale.
Selon les organisateurs, 71 % des souscripteurs étaient des personnes physiques, signe d’une appropriation progressive du marché financier par les épargnants de la sous-région. Dans son allocution d’ouverture, le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, a insisté sur la nécessité de bâtir des marchés financiers solides, transparents et intégrés afin de soutenir durablement le développement économique du continent. « Sans marchés financiers solides, transparents et connectés, il n’y a ni investissement durable ni croissance inclusive, ni financement efficace de nos économies », a-t-il déclaré. Pour le ministre congolais, l’Afrique centrale dispose aujourd’hui des atouts importants pour développer des marchés capables de mobiliser l’épargne locale, d’accompagner les entreprises et de soutenir l’intégration régionale. Christian Yoka a notamment plaidé pour un renforcement de la profondeur du marché financier régional, à travers l’amélioration de la gouvernance des émetteurs, la qualité de l’information financière et la modernisation des infrastructures de marché. Il a également souligné l’importance de l’intégration des marchés financiers africains, présentée comme un levier stratégique pour réduire les coûts de financement, élargir la base d’investisseurs et renforcer la résilience des économies face aux chocs extérieurs. Parmi les défis évoqués figurent aussi la transparence, la protection des investisseurs, la discipline de marché ainsi que le financement de l’économie réelle, précisément les petites et moyennes entreprises, les infrastructures, l’agriculture, l’énergie et le logement. La présidente de la Cosumaf, Jacqueline Adiaba-Nkemba, a rappelé que les marchés financiers doivent avant tout servir le financement de l’économie et la transformation des sociétés africaines. « Les marchés financiers ne sont pas une fin en soi. Ils sont des leviers au service du financement de l’économie, de la mobilisation de l’épargne et de l’innovation », a-t-elle souligné, insistant sur le renforcement de la confiance des investisseurs grâce à une meilleure transparence de l’information… Organisateur de ces assises, le président de One Africa Forum, Hassan Alaoui, a quant à lui salué l’évolution de l’ACMF devenu, selon lui, un véritable espace de dialogue entre experts africains du financement et des marchés de capitaux. « Nous sommes une plateforme de dialogue d’experts. Nous sommes là pour parler de sujets concrets qui touchent au développement de nos économies », a-t-il indiqué. Durant les travaux à Brazzaville, où se tiennent les assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, plusieurs thématiques majeures sont abordées, à savor les trajectoires de développement des marchés de capitaux africains, le financement des infrastructures, les synergies entre banques et marchés financiers, la finance verte et islamique, ainsi que la mobilisation de l’épargne de la diaspora et du secteur informel. Fiacre Kombo Légendes et crédits photo :Les officiels à l'ouverture du forum /Adiac Notification:Non |


Organisée par One Africa Forums, une plateforme panafricaine dédiée au développement des marchés de capitaux africains, en partenariat avec la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf), la cinquième édition de l’ACMF rassemble régulateurs, investisseurs institutionnels, opérateurs de marché, banques, institutions financières et partenaires au développement. Cet événement intervient dans un contexte marqué par une dynamique croissante du marché financier sous-régional, notamment l’introduction en bourse début ce mois de mai de BGFI Holding Corporation à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale, avec une opération de capitalisation boursière en une seule journée de 479 à 1 658 milliards FCFA.








