Elevage en Afrique : les Etats et les partenaires décidés à éradiquer la peste des petits ruminants d’ici à 2030Mardi 2 Juin 2026 - 20:29 En marge des Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), les participants au panel de haut niveau sur « L’investissement et la mobilisation des ressources pour l’éradication de la peste des petits ruminants (PPR) » ont suggéré, le 28 mai à Brazzaville, aux Etats de mobiliser les financements pour les campagnes de vaccination et les partenariats afin de lutter contre la peste des petits ruminants, une maladie virale pour les systèmes d’élevage africains.
A Kintélé au Nord de Brazzaville, les représentants gouvernementaux, ceux des institutions financières, des partenaires techniques, du secteur privé ainsi que des organisations d’éleveurs ont insisté sur la nécessité de consolider les engagements politiques et financiers, et plaidé pour une mobilisation concertée des États africains et des partenaires internationaux afin d’accélérer l’éradication de la peste des petits ruminants en Afrique d’ici à 2030. L’ambassadrice de l’Union européenne au Congo, Anne Marchal, a annoncé qu’un financement de huit millions d’euros avait déjà été mobilisé dans le cadre d’un programme panafricain lancé en 2025, ajoutant qu’une seconde phase de quarante millions d’euros est en préparation. La dangerosité de la peste des petits ruminants a été soulignée par le ministre tchadien de l’Élevage, Awat Abderahim. Il a indiqué que cette maladie peut provoquer jusqu’à 90% de mortalité chez les petits ruminants. Aussi a-t-il glorifié les campagnes de vaccination menées dans plusieurs pays africains, précisant que plus de seize millions de têtes de bétail ont été vaccinées au Tchad entre 2024 et 2025. La société civile est également très mobilisée pour endiguer la peste des petits ruminants et relever l’urgence d’agir urgemment contre cette maladie virale très contagieuse. Ainsi, le président national de l’Association pour la promotion de l’élevage au Sahel et en savane au Nigeria, Jalo Bouba, a mis en avant les conséquences socio-économiques de cette maladie sur les communautés pastorales, notamment la perte des revenus et les difficultés d’accès aux soins et à l’éducation. Dans son speech, le directeur de l’Elevage au ministère congolais de l’Agriculture et de l’Elevage, le Dr N’Kaya Tobi, a reconnu les efforts du gouvernement dans la lutte contre cette maladie. Il a relevé les carences en ressources financières, matérielles et humaines pour éradiquer ce fléau. Signalons que la PPR touche notamment les ovins et les caprins, et entraîne d’importantes pertes économiques estimées entre 480 et 840 millions de dollars par an, fragilisant ainsi la sécurité alimentaire et les revenus des ménages ruraux. Fortuné Ibara Légendes et crédits photo :Les officiels et les partenaires plaidant pour un financement conséquent /Adiac Notification:Non |


L'éradication mondiale de la PPR peut contribuer à réaliser au moins les deux des premiers objectifs de développement durable, à savoir éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde; et éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l'agriculture durable.








