Disparition : « Ange Edouard Poungui a été pour moi un ami », a dit Denis Sassou N’GuessoJeudi 4 Juin 2026 - 18:45 Fidèle à la tradition républicaine d’hommage officiel aux cadres ayant servi la République à un haut niveau, le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, a rendu le 4 juin à Brazzaville un dernier hommage à l’ancien Premier ministre, Ange Edouard Poungui.
D’après le chef de l’Etat, Ange Edouard Poungui a vécu. Il n’est plus mais il n’est pas néant car il a su s’élever par l’effort pour accomplir de grandes choses et structurer son immortalité tel que l’énonçait Erasme, un grand penseur d’antiquité. « Considère qu’il est dans ta main de vivre éternellement, à toi de devenir célèbre en t’attelant à des prouesses. Travaille pour devenir un signe, soit dans les lettres, soit dans la science, soit dans la politique et surtout soit éminent dans la vertu. C’est dans la politique qu'Ange Edoaurd Poungui s’est forgé par son militantisme engagé au sein des organisations de jeunesse de son temps, l’Association scolaire du Congo, l’Ugeec et le Mouvement national de la révolution », a-t-il poursuivi. Le président de la République a également rappelé que l’illustre disparu a affronté l’escalade des difficultés de la vie politique avec toutes les raideurs de ses pentes jusqu’à accéder dans les cimes de l’État en qualité de Premier ministre. « Nous retrouvons un homme de caractère, une qualité qui peut inspirer sur le chemin de la difficulté. Avoir du caractère, c’est accepter sa propre apparence et s’en faire une arme. Ayez donc du caractère et les vagues d’opinion vous feront rire. En plus de ce que nous avons cheminé et réalisé ensemble, un riche parcours politique, Ange Edouard Poungui a été pour moi un ami et pour nous, sa belle-famille, cette autre dimension qui nous lie, un beau parent exemplaire, soucieux de l’esprit de famille. Ange Edouard Poungui a été le concentré de toutes ses valeurs qui élèvent et subliment l’homme et les grands hommes ne meurent jamais. Allez et reposez dans la paix de la nation reconnaissante, monsieur le Premier ministre », a conclu Denis Sassou N’Guesso.
Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :Denis Sassou N'Guesso s'inclinant devant la mémoire de Ange Édouard Poungui /DR Notification:Non |


Dans ses écrits consignés dans le livre de condoléances ouvert au Palais des congrès, le président de la République, qui a déposé une gerbe de fleurs au pied de la chapelle ardente et réconforté la famille éplorée, a salué la mémoire de l’illustre disparu. « A l’heure où s’invite le devoir de mémoire et s’élève la clameur de la reconnaissance transparaît également l’éternelle question de savoir si finalement la vie mérite d’être vécue. L’homme entre en scène en pleurant tout autant que la mère qui l’introduit dans l’arène de ce grand théâtre de la tragédie pour rencontrer le monde, un monde qui lui promet tout mais ne tient rien. L’âge avance, le bien s’éloigne, le mal presse, les années s’enfuient, les joies sont éphémères quand elles arrivent, la vie s’achève, la mort arrive, la tombe le couvre. Celui qui hier était homme devient poussière puis néant. Mais il ne devient néant que quand on l’oublie », a mentionné Denis Sassou N’Guesso.








