Journée du 10 juin : des filles et fils du Niari appelés à l’unitéJeudi 11 Juin 2026 - 9:45 La 35e Journée de la concorde nationale célébrée le 10 juin à Dolisie, chef-lieu du département du Niari, a été une occasion pour les autorités départementales, les parlementaires ainsi que le Comité de suivi de la convention pour la paix et la reconstruction du Congo de multiplier les appels à l’unité des filles et fils de cette contrée.
« La ville de Dolisie est heureuse d'abriter cette grande messe de prise de conscience collective sur la nécessité du vivre-ensemble, sans laquelle aucun développement n'est possible. Comme l'énonce clairement le thème de cette 35e journée, nous avons tout à gagner en donnant la priorité à la concorde nationale pour accélérer la marche vers le développement de notre pays », a déclaré Marcel Koussikama. Il a précisé que la journée du 10 juin n'est pas seulement un jour férié, mais un rappel sur ce que garder la paix demande un effort chaque jour dans les familles, les quartiers, les échanges politiques. La préfète du Niari, quant à elle, a rappelé que le choix de son département témoigne l'attention particulière que le président de la République accorde à cette partie du pays et constitue un message fort qui invite la population à intérioriser les valeurs cardinales de paix, de concorde et d'unité nationale. Elle a également rappelé que la cérémonie du lavement des mains, consacrée à la paix, à la concorde nationale et au vivre-ensemble, constitue le fondement de l'action sociale, économique et sécuritaire du gouvernement. « Ce rituel, chargé d'émotion et plein de sens, nous rassemble autour d'un symbole puissant, lavement des mains, qui marque notre volonté collective de tourner les pages douloureuses de notre histoire pour ouvrir ensemble un nouveau chapitre fondé sur la paix, le pardon et l'unité nationale. Notre pays a traversé des périodes difficiles. Aujourd'hui, devant la nation et devant l'histoire, nous faisons le choix de l'unité plutôt que de la violence, de la fraternité plutôt que de la méfiance », a-t-elle rappelé. Les efforts de la force publique salués C’est ainsi que Micheline Nguessimi a invité les politiques et la jeunesse du Niari à développer l'esprit de solidarité et à participer au développement de la nation. Quant aux autorités administratives, religieuses, coutumières et politiques, elle les a appelées à la responsabilité pour que cette aspiration du peuple congolais soit la plus vivace. « Nos autorités et cadres de ce pays devront être les premiers artisans de la paix, les premiers défenseurs de l'intérêt général et garants de l'unité nationale. La population de notre département adhère à la vision du président de la République, visant à bâtir un Congo toujours plus fort, plus uni et plus prospère. Elle demeure plus mobilisée pour accompagner les actions du gouvernement en faveur du développement social, économique et culturel de notre pays, surtout en ces temps où il faut accélérer », a-t-elle rassuré. Elle a salué les efforts du commandement départemental de la force publique qui a atteint les objectifs de paix et de sécurité recherchés dans le Niari, tout en l'exhortant à en faire davantage. Sans faire de long discours, le commissaire général du comité de suivi a insisté sur l’unité entre les filles et fils du Niari, invitant les uns et les autres à cultiver la paix et à dépasser les clivages politiques. Partageant son expérience aux représentants des forces vives du Niari, Marius Mouambenga a rappelé que le thème de la Journée de la concorde nationale de cette année témoigne de la volonté de consolider les acquis de paix, de réconciliation nationale et de dialogue pour un meilleur avenir de la population. « Je souhaite aujourd’hui qu’il n’y ait plus de divisions, vous devez vous fréquenter. Je veux que l’unité de Dolisie reste et demeure, quelles que soient vos appartenances même politiques, quelles que soient vos convictions. Pour moi, l’essentiel est que, quelles que soient nos différences, nous mangeons, buvons ensemble, le jour de la fête nous nous saluons, nous nous embrassons et nous apprenons à nos enfants de se fréquenter les uns, les autres », a-t-il conclu. Ils ont dit La deuxième secrétaire du Sénat, Elisabeth Mapaha : « Que les filles et les fils pas seulement du Niari, mais du Congo se réconcilient avec eux-mêmes et surtout nous les politiques au Niari nous devons nous réconcilier, c’est très important. C’est une très bonne chose que le comité de suivi soit venu organiser cette cérémonie à Dolisie. J’ai dit au commissaire général qu’il ne faut pas qu’il s’arrête-là, parce que la cause de nos conflits, c’est le partage du pouvoir, ce sont des sièges que nous nous disputons. Donc, il faut qu’un jour qu’il rassemble les politiques que nous sommes, qui querellons tout le temps pour le partage des sièges ». Le député de Louvakou, Jean Aimé Mavoungou : « Pour nous, c’est une journée mémorable, parce que regardez comment nous marchons pour dire que Dolisie est dans la paix, le Niari est dans la paix et le Congo est dans la paix totale. Cette journée représente beaucoup de choses, c’est la fin de la Conférence nationale souveraine, c’est quelque chose d’historique. Elle doit nous éduquer aussi à d’autres choses, elle ne doit pas s’arrêter là, nous devons regarder un peu plus loin qu’est-ce que nous voulons pour que cette paix soit totale ». Notons que la célébration de la Journée du 10 juin à Dolisie a été marquée, entre autres, par le dépôt de la gerbe de fleurs à la place de la République par le commissaire général du comité de suivi; la marche de la paix partie du rond-point de la place de la République jusqu’à l’hôtel de la préfecture; ainsi que par le lavement des mains. Sans oublier la remise du tableau symbolisant l'unité et la concorde nationales au président de la République par la préfète. Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :1- Séquence du lavage des mains / Adiac
2-Une vue des participants /Adiac Notification:Non |


Du maire de Dolisie, Marcel Koussikama, au commissaire général du comité de suivi, Marius Mouambenga, en passant par la préfète du Niari, Micheline Nguessimi, ainsi que quelques parlementaires qui ont pu exprimer leurs sentiments, tous ont prêché l’unité du département, en appelant à une prise de conscience. Le président du Conseil municipal de Dolisie, dans son mot de bienvenue, s'est félicité du choix porté sur la capitale de l'or vert pour abriter la cérémonie.









