Sécurité sociale: Ingrid Ebouka Babackas s’imprègne des problèmes des pensionnaires de la CRFSamedi 20 Juin 2026 - 13:45 La ministre de la Sécurité sociale, de la Prévoyance sociale et de la Solidarité nationale, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka Babackas, a échangé, le 19 juin à Brazzaville, avec les représentants de la Coordination nationale des fédérations des associations des retraités (Cnafara), la Fédération des associations des retraités (FAR) et l’Union pour la défense des intérêts des retraités (Udir), trois principales plateformes des pensionnés de la Caisse de retraite des fonctionnaires (CRF).
Les retraités ont présenté, en effet, à Ingrid Olga Ghislaine Ebouka Babackas le cahier des charges signé, il y a un an, entre les partenaires sociaux, la direction de la CRF et le gouvernement. Après avoir écouté les doléances de ces anciens qui ont servi le pays dans divers secteurs d’activités, la ministre en charge de la Sécurité sociale et de la Prévoyance sociale les a rassurés tout en précisant que le dialogue sera toujours ouvert entre les deux parties. Elle s’est également dite préoccupée par cette situation et entend œuvrer pour l’amélioration des conditions de vie des pensionnaires de la CRF. « Je veux comprendre ce qui a déjà été fait par mes prédécesseurs et ce qui reste à faire. Les retraités sont les anciens qui ont servi le pays en créant la richesse nationale », a lâché la ministre, soulignant la nécessité d’une meilleure prise en compte de leurs attentes sur l’ensemble du territoire national. Afin de trouver des solutions durables aux problèmes des retraités, la ministre a suggéré l’actualisation du cahier des charges existant afin de relancer le dialogue social sur de nouvelles bases et d’améliorer les mécanismes de paiement. Elle a également pris acte des doléances des pensionnés de la CRF, tout en rappelant qu’à ce jour, l’Etat ne dispose pas des ressources permanentes pour résoudre ces problèmes à l’immédiat. A l’issue de la rencontre, les responsables des organisations des retraités n’ont pas caché leur ressenti. Président de l’Udir, Eugène Bakoula a rappelé que cette réunion consistait à la prise de contact. « Nous avons présenté nos préoccupations de manière succincte et nous avons promis d’adresser un document détaillé que la ministre pourra exploiter en temps opportun. Elle a promis qu’elle nous appellera de temps à autre pour que nous puissions débattre de ces questions afin de commencer à résoudre certains problèmes qui, depuis les dix ans d’existence de notre association, n’ont jamais connu de solutions. La ministre a dit qu’elle va voir, parce que cela ne dépend pas d’elle. Nous avons quand même un peu d’espoir avec cette dame qui vient d’arriver, nous espérons que les choses pourraient peut-être s’arranger », a-t-il dit. Le président de la FAR, Henri Bossenga, a peint un tableau assez sombre pour les retraités. « Vous savez qu'aujourd'hui, nous sommes en 2026, on nous doit cinq mois parce que jusque-là on nous a payé seulement la pension du mois de janvier 2026. Au Congo, le retraité de la CRF est réduit à un rien. Nous osons croire que l'engagement qu'elle a pris va être respecté », a-t-il souligné, plaidant pour le paiement simultané des pensions avec les salaires des fonctionnaires actifs. Conduisant la délégation de la Cnafara, Alphonse Lemvoua s’est montré, quant à lui, plus optimiste après avoir écouté Ingrid Olga Ghislaine Ebouka Babackas. Selon lui, après trente ans de lutte, cette plateforme reste confiante quant à la suite de cette réunion.
Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :La ministre posant avec les responsables des plateformes des retraités de la CRF/ DR Notification:Non |


La rencontre, la première du genre, a permis aux deux parties d’échanger sur des questions d’ordre social, notamment l'organisation, le fonctionnement et la composition des plateformes syndicales ainsi que les difficultés que rencontrent les retraités de la CRF au quotidien. Il s’agit, entre autres, du paiement irrégulier des salaires et des arriérés des salaires estimés actuellement à plus d’une trentaine de mois. Rien que pour cette année, ils sont à cinq mois d’arriérés de pensions. 








