Congo-Unicef : le programme de coopération 2027-2031 au centre d’une réflexion

Jeudi 25 Juin 2026 - 10:30

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Le ministre du Plan, de la Statistique et de la Prospective, Ludovic Ngatsé, a ouvert, le 24 juin à Brazzaville, les travaux de la réunion du Moment de réflexion stratégique (MRS), organisée par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) afin de permettre un échange collectif sur les évidences, les priorités nationales et les engagements internationaux en faveur des droits de l’enfant. 

L’objectif général de la rencontre est d’établir un consensus avec les partenaires nationaux et internationaux sur la vision, les priorités et les orientations stratégiques du Programme de coopération Unicef-Congo pour la période 2027-2031. Il est également question de définir, de manière concertée, le positionnement et la contribution optimale de ce programme à la mise en œuvre des priorités nationales (Politiques sectorielles et le Plan national de développement) et du cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable.

Les objectifs spécifiques consistent d’analyser et de valider les principes privation et inégalité affectant les enfants et les adolescents au Congo, d'assurer l’alignement stratégique entre les priorités nationales (Vision Congo 2063, programme de développement national 2027-2031), définir les principales transitions programmatiques et approches transversales nécessaires pour accélérer les résultats pour les enfants. Le MRS vise à créer un espace de dialogue franc et structuré entre les décideurs gouvernementaux, l’Unicef et les partenaires clés en vue de définir les orientations programmatiques majeures, les résultats stratégiques attendus pour les enfants, ainsi que les principales réorientations programmatiques nécessaires pour maximiser l’impact du futur programme pays.

Selon l’Unicef, « le processus d’élaboration du programme de coopération se veut participatif, inclusif et fondé sur un consensus entre les principales parties prenantes. A cet égard, le Moment de réflexion stratégique constitue une étape clé permettant d’assurer une appropriation nationale des priorités programmatiques, ainsi qu’un alignement renforcé avec des cadres nationaux et internationaux de développement ».

La réunion regroupe du 24 au 25 juin, les représentants de la société civile, des  ministères sectoriels, des agences du système des Nations unies, des partenaires financiers, du parlement des enfants et bien d’autres. Ils analysent les défis, vont tirer les leçons du programme en cours et définir des priorités stratégies en alignement avec le Plan national de développement et le cadre de coopération des Nations unies en cours de préparation.

A l’ouverture de la réunion, la représentante de l’Unicef au Congo, Mariavittoria Ballotta, a présenté le MRS ; un espace de dialogue national pour aligner les priorités, renforcer les ambitions et faire des choix courageux pour les enfants.  « Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons transformer nos engagements en actions concrètes. Faisons davantage ensemble avec ambition, cohérence et détermination », a-t-elle déclaré. « Ce moment est celui de choix. Le choix d’investir pleinement dans ce que le Congo a de plus précieux : ses enfants car l’avenir du Congo se construit. Et si nous réussissons, ce ne sera pas simplement un programme que nous aurons élaboré. Ce sera une promesse tenue », a-t-elle ajouté.

Le coordonnateur du système des Nations unies au Congo, Abdourahamane Diallo, de son côté, a indiqué que le Programme de coopération de l’Unicef n’est pas autonome mais une contribution spécifique pour un résultat collectif, conformément aux principes de la cohérence de la complémentarité et de la responsabilité collective que dicte la réforme des Nations unies. 

Rappelant les défis soulignés lors de l’atelier de priorisation stratégique du cadre de coopération organisé au Congo, Abdourahamane Diallo s’est focalisé sur trois piliers de transformation susceptibles de structurer l’action collective du système des Nations unies dans les cinq prochaines années dans le pays. Il s’agit notamment du développement du capital humain et l’inclusion sociale, du renforcement de la gouvernance, de la cohésion sociale et de l’efficacité des institutions, ainsi que la transformation de l’économie durable, la valorisation du capital naturel, la résilience et la création de l’emploi décent. 

Une collaboration sincère entre l'Unicef et le Congo

Intervenant par visioconférence, le directeur général adjoint de l’Unicef, Jonathan Lewis, a salué le partenariat entre l’Unicef et le Congo en faveur des droits de l’enfant. Selon lui, ce programme est pour définir des transformations systémiques, des idées, des résultats à produire et à attendre pour les enfants au Congo.

« Pendant ces deux jours, il ne s’agit pas simplement de concevoir un nouveau programme, il s’agit surtout de proposer des fondations de l’agenda transformateur capable d’animer les priorités nationales des engagements plus beaux et de les traduire en résultats concrets pour les enfants », a-t-il expliqué.

Dans son allocution, le ministre du Plan, de la Statistique et de la Prospective, Ludovic Ngatsé, a énuméré les avancées significatives de l’Unicef au Congo dans la santé maternelle infantile, l’éducation, la protection de l’enfant, l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement.

D’après lui, ces résultats sont le fruit de la collaboration sincère et d’une volonté partagée consistant à placer l’enfant au cœur des priorités. Malgré cela, il reste de nombreux défis, notamment dans le domaine de l’éducation inclusives et de qualité pour tous les enfants, filles et garçons, en milieu urbain et rural.

 A titre d’illustration, le ministre Ngatsé a épinglé les zones rurales les plus reculées comme dans le département de la Likouala qui regroupe les enfants bantous et autochtones, ainsi que ceux issus des familles de réfugiés. Il a aussi évoqué la nécessité d’améliorer la couverture vaccinale, l’accès aux soins de santé pour tous, tout en renforçant la lutte contre la malnutrition, la protection des enfants contre les violences, l’exploitation et les abus ; de promouvoir l’équité et de réduire les disparités entre les différentes localités du pays dans la prise en compte des besoins vitaux des enfants.

Lydie Gisèle Oko

Légendes et crédits photo : 

1- Une vue des participants / Adiac 2- La photo de famille / Adiac

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