Santé publique : plaidoyer pour assurer une transition réussie après GaviJeudi 25 Juin 2026 - 10:53 La représentante de l’Unicef au Congo, Mariavittoria Ballotta, a sollicité, le 24 juin à Brazzaville, l’implication de la Commission économie, finances et contrôle de l’exécution du budget de l’Assemblée nationale afin que le gouvernement s’acquitte de ses frais de cofinancement des vaccins, ainsi que la préparation réussie de la transition vers 2030.
Avant la phase transitoire, le pays ne verse plus sa contrepartie depuis deux ans, alors que la ligne budgétaire est inscrite chaque année dans les lois de finances. Accompagné du conseiller principal, responsable mondial Économie et financement de la santé de l’Unicef, le Dr Alex Adjagba, Mariavittoria Ballotta est allée plaider auprès des députés membres de de la Commission finances. « C'est vraiment une question de santé publique prioritaire et urgente. Le premier objectif de cette rencontre est donc de plaider pour que la Commission des finances puisse aussi nous aider dans les engagements que la République du Congo a pris pour le financement des vaccins, pour qu'on puisse approvisionner les stocks au niveau de tout le territoire congolais. Le second objectif, c'est de pouvoir entamer une collaboration continue avec la Commission pour préparer cette transition vers 2030 », a indiqué la représentante de l’Unicef au Congo. En dépit du défaut de paiement du cofinancement, cette agence onusienne a salué quand même les efforts des autorités congolaises d’autant plus que le pays a toujours été un exemple dans la sous-région. « L'Unicef reste engagé aux côtés du gouvernement de la République du Congo. Il félicite, d'ailleurs, ses efforts et la priorisation qui est donnée à la santé dans le pays. On le voit dans le programme de son excellence, monsieur le président de la République, et l'Unicef reste avec le système des Nations unies engagés à appuyer les efforts du gouvernement dans ce sens pour s’assurer que tous les enfants aient accès aux vaccins aujourd'hui et aussi dans les prochaines années », a assuré Mariavittoria Ballotta. Insistant sur la transition vers 2030, elle a souligné l’importance d'avoir un partenariat très large, à la fois avec le gouvernement, la société civile, les partenaires techniques et financiers. Quant au Parlement, elle a déclaré que l’Assemblée nationale, à travers sa Commission des finances, est un partenaire incontournable dans ce sens. « Il y a des experts, des expériences dans d'autres pays qui ont le même profil que le Congo, qui se préparent ou qui ont préparé cette transition et qu'on peut porter dans le dialogue national afin de pouvoir soutenir ces financements de forme continue et soutenable, et de ne pas se retrouver dans des situations de manque de vaccins dans le pays », a-t-elle conclu.
Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :1- Mariavittoria Ballotta répondant aux questions de la presse / Adiac
2- Les membres de la Commission économie et finances échangeant avec la délégation de l'Unicef /Adiac Notification:Non |


À partir de 2030, la République du Congo va devoir assumer les financements complets de la vaccination. En effet, après plus de 25 ans de collaboration, l’Alliance Gavi va passer la main aux autorités congolaises pour s’occuper de l’achat des vaccins. Au regard de son produit intérieur brut par habitant, le Congo ne pourrait plus bénéficier du soutien de cette alliance basée à Genève et considérée comme l'un des plus gros financiers des vaccins dans un certain nombre de pays à bas et moyen revenus. Pour ce faire, le Congo doit se préparer à dépenser environ 15 milliards FCFA par an contre 2 309 291 200 FCFA de cofinancement actuellement.









