Environnement : des acteurs débattent des enjeux de l’action climatique au CongoVendredi 26 Juin 2026 - 23:39 Le gouvernement a organisé, le 25 juin à l’Institut français du Congo de Brazzaville, en collaboration avec ses partenaires, un dialogue multi-acteurs sur l’action climatique au Congo. L’activité s’inscrivait dans le cadre de la Journée mondiale de l’environnement.
L’ambassadrice de France au Congo, Claire Bodonyi, dans son mot de circonstance, a reconnu que l'avenir climatique de la planète entière dépend intimement des écosystèmes exceptionnels que le continent africain abrite. La forêt du bassin du Congo, par sa capacité considérable de séquestration de carbone et par sa biodiversité exceptionnelle, représente, a-t-elle précisé, un bien public mondial. Elle a rappelé, par ailleurs, que cette année marque le 10e anniversaire de l'entrée en vigueur de l'Accord de Paris. Partie intégrante du financement mobilisé dans le cadre de l'Initiative pour les forêts de l’Afrique centrale, la France a réaffirmé son engagement constant auprès du Congo, pour encourager, accompagner et concrétiser son ambition louable et ses différents engagements pour la préservation de son capital naturel. Le but étant d'en faire un levier de diversification économique en faveur d'une croissance durable et d'un développement résilient. En effet, le dialogue multi-acteur sur l'action climatique au Congo vient clôturer le mois de juin consacré à l'environnement. Une occasion pour le coordonnateur résident du Système des Nations unies, Abdourahamane Diallo, de revenir sur les messages du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, relatifs à la Journée mondiale de l’environnement, le 5 juin, et à la Semaine d’action pour le climat, le 23 juin dernier. Il a également salué la mise en œuvre de cette initiative de développement de multi-acteurs sur l'action climatique au Congo qui a permis d'élargir la portée de la Journée mondiale de l'environnement. « En effet, le mois de juin inclut plusieurs autres célébrations internationales ou thématiques interconnectées au sujet du jour, à savoir la lutte contre la désertification, la protection des océans et la semaine d'action sur le climat », a-t-il souligné. Investir dans des secteurs porteurs d'avenir La ministre de l’Environnement, du Bassin du Congo et du Développement durable, Arlette Soudan Nonault, quant à elle, s'est félicitée de l'engagement et de l'activisme des organisations non gouvernementales et de la société civile Selon elle, la bataille climatique exige une union sacrée et impose une coopération renforcée entre l'État, les collectivités locales, les partenaires financiers, le secteur privé, la science et les forces vives de la nation. D’où la nécessité de mobiliser des financements climatiques plus robustes pour soutenir l'adaptation sur le terrain. Saluant l'accompagnement stratégique et constant des partenaires techniques et financiers, Arlette Soudan Nonault a martelé que leur appui est indispensable pour accélérer les politiques nationales et renforcer les institutions. Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre d’Etat, Claude Alphonse Nsilou, a également salué l'engagement des partenaires techniques et financiers qui accompagnent le Congo dans la lutte contre le changement climatique. Quant à la société civile, aux chercheurs, universités et communautés locales, leur implication demeure, a-t-il dit, déterminante dans la sensibilisation, l'innovation et la mise en œuvre de solutions climatiques adaptées au terrain. « La transition climatique représente certains défis majeurs, mais elle constitue également une opportunité historique. Elle nous invite à repenser nos mondes de production et de consommation, à investir dans des secteurs porteurs d'avenir, tels que les énergies renouvelables, l'agriculture résiliente, la gestion durable des forêts et les zones d'économie circulaire », a déclaré le ministre en charge de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat. Il a réaffirmé, enfin, l’engagement de la République du Congo à poursuivre les réformes nécessaires visant le renforcement de la gouvernance environnementale, l'amélioration du cadre institutionnel ainsi que la promotion des investissements durables. Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :1- Des panélistes / DR
2- Une vue des participants /DR Notification:Non |


Les participants au débat ont suivi des communications à travers quatre panels. Les thématiques ont porté sur le « Nexus climat, résilience et sécurité alimentaire, incluant les services climatiques, action anticipatoire et résilience communautaire »; « Impact du changement climatique sur l’eau et l’assainissement » ; « Opportunité de développement d’une économie bleue en République du Congo » ; « Activités génératrices de revenus pour la préservation des écosystèmes de tourbières ».
ainsi que des jeunes dans le cadre de la préservation des écosystèmes dans le pays. « Malheureusement, il nous faut lever des financements alternatifs, de substitution, pour permettre à la population qui vit dans ces zones communautaires de pouvoir troquer, de façon durable, cette gestion des ressources naturelles, cette biodiversité qu'il y a dans la zone, et comment les accompagner pour lever une économie de substitution, donc de subsistance », a-t-elle déploré.








