Blanchiment d’argent : les évaluateurs du Gabac en formation à Brazzaville

Lundi 6 Juillet 2026 - 17:12

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Le secrétariat permanent du Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (Gabac) a ouvert, le 6 juillet à Brazzaville, la deuxième session de formation au profit des évaluateurs de ce groupe. Cette activité vise à renforcer leurs capacités techniques afin de leur permettre d’accomplir leur mission régalienne avec professionnalisme. 

La session de formation de Brazzaville est organisée par le secrétariat du Gabac, en collaboration avec Giaba, SecFin Africa et le GIZ. Cinquante-deux évaluateurs et experts venus du Congo, de la République démocratique du Congo, du Gabon, du Tchad, du Cameroun et de la Centrafrique participent à cette formation de cinq jours.

Jusqu’au 10 juillet, ils vont, à travers des enseignements transmis par des experts de SecFin Africa et de Giaba, renforcer leurs connaissances techniques des standards internationaux, leur permettant de mieux conduire la répression contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes légères dans l’espace juridictionnel du Gabac. L’objectif étant de promouvoir la maîtrise des mécanismes de mise en œuvre de la répression, l’amélioration des procédures et des pratiques d’évaluation, conformément aux prescriptions dévolues à tout évaluateur.

« Au cours de ces cinq jours, vous serez appelés à approfondir votre compréhension des méthodologies d’évaluation, à analyser des études des cas pratiques, et à harmoniser vos approches afin de garantir la cohérence et la crédibilité de nos travaux. Etre évaluateurs, c’est assumer une responsabilité majeure : celle d’apprécier avec rigueur, objectivité et professionnalisme les dispositifs nationaux, tout en formulant des recommandations constructives et adaptées aux réalités de chaque Etat. La crédibilité du Gabac sur la scène internationale dépend de son corps évaluateur », a souligné le secrétaire général du Gabac, André Kanga, dans son mot d’ouverture.

En vue d’atteindre l’objectif assigné, il a exhorté les participants à la nécessité de mettre en œuvre trois exigences majeures, à savoir la rigueur méthodologique, l’esprit de coopération, ainsi que l’éthique et la confidentialité. Le secrétaire général les a invités, par ailleurs, à partager les expériences et à cultiver l’esprit d’excellence afin de bâtir ensemble des systèmes financiers plus transparents et résilients.

Dans leurs allocutions respectives, les représentants de SecFin Africa et de GIZ ont salué la tenue de cette session et rassuré de leur appui multiforme au Gabac afin de prévenir et de combattre ensemble les flux financiers illicites estimés cette année à plus de 80 milliards dollars.

Le Gabac est une institution spécialisée de la Communauté écomique et monétaire de l'Afrique centrale. Créé en 2000, il est l'organisme régional de référence de type Gafi, chargé de promouvoir et de coordonner la lutte contre la criminalité financière dans la sous-région. Ses principales missions portent sur la prévention et la lutte contre le blanchiment d'argent, les produits du crime, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Le Gabac œuvre aussi dans la mise en place et la coordination des mesures législatives et réglementaires concertées au sein des États membres ainsi que dans l’évaluation du niveau de conformité et l'efficacité des dispositifs nationaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Firmin Oyé

Légendes et crédits photo : 

La photo de famille des participants à l'ouverture de la formation /Adiac

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