Université Marien-Ngouabi : un cri de cœur pour sauver l’année académique 2025-2026

Jeudi 9 Juillet 2026 - 13:33

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Face aux difficultés d’ordre financier que traverse l’Université Marien-Ngouabi, le Pr Parisse Akouango a sollicité, le 8 juillet à Brazzaville, l’appui de la Commission économie, finances (Ecofin) et contrôle de l’exécution du budget de l’Assemblée nationale, pour sauver l’année académique en cours.

« Je pense qu'avec votre appui, le ministère des Finances peut nous sauver cette année académique. En termes de fonctionnement, jusque-là, aucun franc. Nous avons des difficultés énormes », a lancé le président de l’Université Marien-Ngouabi à la délégation de la commission Ecofin, conduite par son premier vice-président, Marien Mobondzo Endzonga.

Les députés ont eu une visite de terrain à l’Ecole normale d’administration et de magistrature (Enam) où s’exécutent actuellement les travaux de réhabilitation et d’équipement de l’amphithéâtre, grâce la Taxe unique sur les salaires (TUS).  « Nous attendions cette descente de vous depuis longtemps pour des échanges constructifs. Notre alma mater éprouve des difficultés qui sont d'ordre endogène et exogène. Les conditions de travail, de fonctionnement, les stages et les travaux pratiques des enfants sont les vraies difficultés. Les antivaleurs sont en train de tuer notre grande université. Je vous remercie sincèrement de cette réactivité liée au projet la TUS. Vous avez donc répondu très favorablement et rapidement en nous incluant dans le processus de l'aide à travers la TUS », a peint le Pr Parisse Akouango, appelant les parties prenantes à respecter leurs engagements.

En effet, en dépit du dépôt des titres au Trésor public, aucun franc n’est décaissé à ce jour. De quoi inquiéter les responsables de cette alma mater. « Parallèlement, nous faisons des efforts sur les menues recettes propres, à travers les inscriptions pour supporter toutes les charges des examens. C'est déjà une très bonne chose, avec l’appui de la ministre, nous sommes passés à la bancarisation. C'est-à-dire que les inscriptions sont payées directement dans les banques, à travers lesquelles, nous faisons les chèques par rapport aux besoins des examens au niveau de la scolarité. De ce côté, nous avons réussi », peut se satisfaire le président de l’Université Marien-Ngouabi, insistant sur la nécessité de redonner à la première université publique du Congo ses lettres de noblesse.

La fin des travaux attendue dans deux ans

Le premier vice-président de la Commission Ecofin, Marien Mobondzo Endzonga, de son côté, a indiqué qu’à l’instar de l’Université Denis-Sassou-N’Guesso de Kintélé en 2025, l'Université Marien-Ngouabi a bénéficié, dans le cadre du budget de l’exercice 2026, de 5% de la TUS, soit environ 700 millions FCFA. Une expérience qui pourrait être réinscrite lors du vote de la loi de finances rectificative au regard des résultats tangibles sur le terrain. Parmi les onze établissements de l’Université Marien-Ngouabi, c’est l’Enam qui a été choisie pour la réhabilitation de son amphithéâtre. Ainsi, les députés sont allés constater le démarrage des travaux consistant à la rénovation du bâtiment ainsi que son équipement.

« Nous sommes venus voir le choix qui a été fait, celui de réhabiliter l'amphi de l'Enam. Le président de l’université a bien voulu que nous visitions au début des travaux pour nous assurer de ce qui se fait au lieu d’attendre seulement la fin. Sur place, nous avons constaté un certain nombre de choses à corriger et avons exprimé notre insatisfaction sur le délai des travaux qui nous paraît très long », a déclaré le chef de la délégation, déplorant l’absence de l’expertise du BCBTP sur le chantier.

Confiés à la société Sorom Holding, les travaux vont durer deux ans. Selon son responsable technique, Alain Barhouch, les travaux se dérouleront en quatre phases : première phase, les grosses œuvres consistant, entre autres, à la réfection du béton de certains endroits ainsi que de l’électrification. « Nous pouvons rassurer tout le monde que le matériau que nous sommes en train d'utiliser est de bonne qualité. Il y a encore un bureau d'études qui vient aussi de faire l'expertise derrière notre travail et un bureau de contrôle », a-t-il assuré.

Notons que les députés et la présidence de l’Université Marien-Ngouabi ont eu, par ailleurs, un échange sur l’apport du Port autonome de Pointe-Noire à cette alma mater. « Il y a environ une année et demie, nous avons mis en contact l'Université Marien-Ngouabi avec le port autonome de Pointe-Noire, dans le cadre de sa responsabilité sociétale. Nous avons souhaité que le port autonome de Pointe-Noire puisse contribuer tant soit peu à ce que l'Université Marien-Ngouabi retrouve ses lettres de noblesse. Nous voulons donc avoir de vous les informations sur l'évolution de ces partenariats que nous avons mis en place depuis un certain temps », a souligné Marien Mobondzo Endzonga en guise d’introduction.

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

1- Les députés posant avec les responsables de l'Université / Adiac 2- Visite des travaux de réhabilitation de l'amphi de l'Enam /Adiac

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