Education civique: le centre d’Aubeville en première ligne face aux addictions des jeunesVendredi 10 Juillet 2026 - 15:49 Le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l'Éducation civique, Hugues Ngouélondélé, a donné, le 9 juillet, le coup d'envoi de la deuxième session de formation en addictologie et tabacologie. Porté par l'Agence nationale d'insertion et de réinsertion sociale des jeunes (Anirsj), ce programme de huit jours ambitionne de transformer le centre d’Aubeville en un pôle national de référence.
Pour orchestrer cette mise à niveau, l'Anirsj s'est entourée de partenaires de premier plan, combinant l'expertise locale et internationale. Le ministère de la Santé et de la Population, la Société tunisienne d'addictologie, le Conseil consultatif de la jeunesse et les agences du Système des Nations unies unissent ainsi leurs forces pour encadrer cette session. Au centre de ce dispositif se trouve le Centre d'Insertion et de Réinsertion sociale des jeunes d'Aubeville. L'objectif est d'y professionnaliser l'accueil et le traitement des pensionnaires, dont beaucoup se trouvent en situation de grande vulnérabilité ou en conflit avec la loi. Pendant une semaine, les professionnels de santé et du social vont s'approprier des protocoles de soins alignés sur les standards internationaux. Au-delà du sevrage, l'accent est mis sur une prise en charge globale : écoute, suivi thérapeutique de long terme et accompagnement vers le retour à la vie civile et active. « Notre objectif est de faire du centre d'Aubeville un pôle de référence en matière de formation et de prise en charge. Cette formation repose sur des modules structurés et des méthodes d’intervention concrètes. Les participants seront mieux préparés à intervenir avec efficacité », a souligné Patrick Hemery Akondzo Olandjobo, directeur général de l'Anirsj. En ouvrant les travaux, le ministre Hugues Ngouélondélé a rappelé que l’enjeu dépassait largement le cadre purement médical. Les addictions constituent, selon lui, une menace directe pour la cohésion des communautés et l'avenir économique du pays. « Renforcer les capacités des professionnels de santé en addictologie et tabacologie, c'est leur donner les outils nécessaires pour accompagner les jeunes dans un véritable parcours de soins et de reconstruction », a affirmé le ministre, insistant sur l'importance d'investir dans le capital humain. À travers ce déploiement, l'exécutif congolais réaffirme sa volonté de consolider les mécanismes de désintoxication et de suivi à long terme. L'ambition finale reste de stabiliser des trajectoires de vie fragiles pour permettre à la jeunesse congolaise de devenir une actrice saine et responsable du développement du pays.
Rude Ngoma Légendes et crédits photo :Les participants à la cérémonie d'ouverture de la formation /Adiac Notification:Non |


Face aux ravages du tabac, de l'alcool et des substances psychoactives, les autorités ont choisi de miser sur la formation et la mutualisation des compétences. Du 9 au 16 juillet, des médecins, psychologues, travailleurs sociaux, éducateurs spécialisés et cadres administratifs échangent sur le sujet.








