Numérique/Gouvernance : Frédéric Malik Nguema Nzé fait de l'ARPCE son fer de lanceMardi 14 Juillet 2026 - 13:30 Cinq heures durant, le 10 juillet dernier, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Économie numérique (MPTEN), Frédéric Malik Nguema Nzé, a passé au crible les rouages de l'Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE). Reçu par son directeur général, Louis-Marc Sakala, et les équipes de l'institution, le membre du gouvernement en est reparti satisfait, appelant le régulateur à devenir un modèle pour les autres organismes placés sous la tutelle du ministère.
Au menu de cette immersion : l'état des lieux du secteur des postes et des communications électroniques; les grands projets structurants suivis par l'agence, à commencer par le câble sous-marin 2Africa et le Fonds pour l'accès et le service universel des communications électroniques; mais aussi la régulation des marchés; la gestion des fréquences; la qualité de service; la cybersécurité et le développement des infrastructures numériques. La visite s'est prolongée par la découverte des installations techniques de l'agence, notamment son centre d'opérations réseau (Network operations center ), où le ministre a pris le temps d'échanger directement avec les agents. Neuf chantiers pour une même feuille de route Frédéric Malik Nguema Nzé a profité de l'occasion pour dérouler les grandes lignes de sa feuille de route, articulée autour de neuf points prioritaires, de la mobilisation des recettes numériques pour l'ensemble des ministères jusqu'au redressement de la Société des postes et de l'épargne du Congo (Sopéco). Dans ce dispositif, il attend de l'ARPCE un rôle moteur sur le portail citoyen et les infrastructures publiques numériques, aux côtés de l'Agence de développement numérique (Aden). « L'économie numérique opère au sein d'une réglementation, et le régulateur est là pour assurer la bonne compétition, la protection du consommateur, l'accès (…) mais aussi des prix abordables à tous ces services », a-t-il expliqué. Il a annoncé que le ministère, l'ARPCE et l'Aden travailleront désormais main dans la main sur le projet de loi de finances 2027. Le ministre a affiché, par ailleurs, sa volonté d'ériger le régulateur en modèle de gouvernance à dupliquer dans d'autres structures sous tutelle, tout en actant la nécessité de faire aboutir des projets déjà mûrs. C'est le cas Du côté du régulateur, l'accueil a été à la hauteur de l'événement. « Mes sentiments sont vraiment d'une grande gratitude, une grande reconnaissance, pour le temps que le ministre a pris pour visiter nos locaux, rencontrer le personnel de l'ARPCE », a d'emblée réagi Louis-Marc Sakala, qui n'a pas manqué de saluer le leadership du ministre : « Nous savons exactement où le ministère veut aller, ce que le ministère veut faire, et cela nous met en position de force ». Le directeur général s'est également réjoui de l'alignement retrouvé entre les deux institutions. « Les actions de l'ARPCE, que nous pouvions penser parfois un peu esseulées dans le passé, se rejoignent aujourd'hui pleinement avec la vision du ministère », a-t-il ajouté. Il a assuré n'avoir enregistré aucun point de divergence au terme de cette session de travail. Louis-Marc Sakala a insisté, par ailleurs, sur la contribution de l'agence à la mise en œuvre des politiques publiques du secteur, « notamment en matière d'inclusion numérique, de couverture du territoire, de gestion des fréquences, de cybersécurité, de développement des infrastructures numériques et d'accompagnement des nouveaux usages ». Entre un ministre fraîchement installé et un régulateur rodé aux arbitrages du secteur, cette première rencontre de travail trace les contours d'une méthode : dialogue, proximité et complémentarité des expertises. Reste à transformer ces neuf priorités communes en résultats mesurables pour les opérateurs, les consommateurs et l'ensemble de l'écosystème numérique congolais. Quentin Loubou Légendes et crédits photo :1- Frédéric Malik Nguema Nzé et Louis-Marc Sakala pendant la visite / Adiac
2- La séance de travail entre les deux parties / Adiac Notification:Non |


L'exercice n'avait rien d'une visite protocolaire. Accompagné de ses principaux collaborateurs, le ministre a voulu comprendre, dans le détail, comment fonctionne au quotidien une agence qu'il érige déjà en référence. « On a eu l'impression que cela durait une demi-heure. On ne s'est pas rendu compte que cela a duré cinq heures, parce que les discussions étaient très intéressantes », a confié Frédéric Malik Nguema Nzé à l'issue des échanges, avant de saluer « la qualité de l'institution, la qualité des équipes, les processus qu'ils ont mis en place, et l'impact qu'ils ont eu ces dernières années sur le secteur ».
de l'adressage postal, un chantier mené par l'ARPCE depuis deux ans, mais que le ministère n'a pas encore repris à son compte pour le déployer au niveau de la Sopéco. « C'est de la collaboration sur des projets très spécifiques, pour nous assurer que le bénéfice va jusqu'au point final. Parce que sinon, le travail qui a été fait ici depuis deux ans n'a pas l'impact attendu », a insisté Frédéric Malik Nguema Nzé. Il a également salué la solidité du département des études économiques de l'ARPCE, dont l'expertise pourrait, selon lui, être mise à contribution ailleurs dans l'administration.








