Parlement : la loi de finances rectificative présentée devant les deux chambresMardi 14 Juillet 2026 - 21:53 Le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, a présenté, le 14 juillet à l’Assemblée nationale et au Sénat, le projet de loi de finances rectificative pour l’année 2026 qui est en nette augmentation par rapport au budget initial.
Selon le nouveau texte présenté au Parlement, le budget de l’Etat exercice 2026 est arrêté en recettes à la somme de 2 778 016 000 000 FCFA contre 2 550 540 000 000 FCFA dans la loi de finances initiale. En dépenses, le budget se chiffre à la somme de 2 561 069 000 000 FCFA contre 2 320 167 000 000 FCFA initialement. En trésorerie et en financement, les ressources sont estimées à la somme de 1 595 360 000 000 FCFA contre 1 240 360 000 000 FCFA dans la loi de finances initiale, et en charges à la somme de 1 812 306 000 000 FCFA contre 1 470 732 000 000 FCFA dans le but initial. Le budget de l’Etat rectifié pour l’exercice 2026 dégage un excédent budgétaire prévisionnel de 216 947 000 000 FCFA contre 230 373 000 000 FCFA en la loi de finances initiale. En matière de financement, la loi de finances rectificative projette un déficit estimé à 216 947 000 000 de FCFA, résultant de la différence entre les ressources de trésorerie qui s'élèvent à 1 595 360 000 000 FCFA et les charges de trésorerie qui s'établissent à 1 812 306 000 000 FCFA. Un déficit qui sera résorbé par l'excédent budgétaire prévisionnel. Quant aux objectifs poursuivis par le budget de l’Etat rectificatif, exercice 2026, ils demeurent ceux de la loi de finances initiale, qui s'alignent sur les orientations du cadre budgétaire à moyen terme 2026-2028. Ils se déclinent, entre autres, sur la consolidation des recettes publiques par la digitalisation des processus, la réduction des exonérations fiscales, et l'optimisation des recettes issues des ressources naturelles (Pétrole, forêt, mines). Il est également prévu la rationalisation et l'efficience des dépenses publiques par une gestion rigoureuse de celles de fonctionnement ; la gestion de la dette publique par la poursuite des efforts de réduction du niveau et du coût de la dette, ainsi que le renforcement de la résilience de l'économie par le développement des secteurs hors pétrole et la reconstitution du fonds de stabilisation à la réalité. Pour l’élaboration de ce projet de loi de finances, le gouvernement a pris en compte l'évolution du contexte international récent, marqué par de vives tensions géopolitiques au Moyen-Orient, caractérisées par le conflit militaire entre l'Iran, les États-Unis et Israël. Des tensions qui ont occasionné, selon Christian Yoka, une hausse des cours mondiaux du pétrole au cours du premier semestre 2026, laissant ainsi présager une amélioration des recettes pétrolières. « La conclusion d'un accord de paix entre les différents belligérants, à la fin du premier semestre, a cependant entraîné l'inversion de la tendance des cours du pétrole et, partant, l'atténuation des résultats escomptés pour la fin de l'année 2026. Toutefois, les violations répétées de cet accord laissent planer une incertitude sur les estimations des résultats projetés à la fin de l'exercice 2026 », a-t-il justifié.
Parfait Wilfried Douniama Légendes et crédits photo :Christian Yoka présentant le projet de budget rectificatif au Sénat /DR Notification:Non |


Christian Yoka a commencé sa présentation succincte devant les députés réunis en séance plénière, sous la direction du premier vice-président de leur chambre, Léon Alfred Opimbat, tandis qu’au Sénat, la cérémonie a été sous la direction de son président, Pierre Ngolo. En moins de dix minutés, le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public a dévoilé les grandes lignes, les hypothèses et les objectifs poursuivis par le projet de loi de finances rectificative.








