Inventaire forestier : une opération de comptage sur plus d'un million d'hectares de concessionsMercredi 22 Juillet 2026 - 12:55 La ministre de l'Économie forestière, Rosalie Matondo, a officiellement lancé, le 20 juillet à Mvouti, dans le département du Kouilou, les travaux d'inventaire forestier de pré-investissement dans neuf concessions forestières réintégrées au domaine de l'État. Cette campagne, qui couvrira plus d'un million d'hectares répartis dans cinq départements, vise à mieux connaître les ressources forestières avant leur éventuelle réattribution à des investisseurs respectueux des exigences environnementales.
L'inventaire concerne neuf concessions forestières réparties dans cinq départements du pays. Le Kouilou en compte cinq (Cayo, Doumanga, Nanga, Ntombo et Mbamba Sud), tandis que le Niari abrite la concession forestière de Mbamba Nord. Les autres sites concernés sont l'UFE Louamba dans la Bouenza, Kimandou dans la Lékoumou et l'UFA Abala dans la Nkéni-Alima. Au total, ces concessions couvrent une superficie estimée à 1 011 438 hectares, constituée d'une mosaïque d'écosystèmes comprenant des forêts denses, des forêts marécageuses, des forêts secondaires, des savanes et des mangroves. Prévue pour une durée de près de cinq mois, a indiqué la Dre Carine Saturnine Lenga Milandou, l'opération mobilisera seize équipes mixtes de terrain. Huit équipes seront chargées du layonnage et huit autres du comptage des arbres. Elles regrouperont des ingénieurs forestiers, des botanistes, des géomaticiens, des techniciens forestiers, des agents de collecte ainsi que du personnel recruté localement dans les villages concernés. Les équipes de layonnage utiliseront un équipement spécialisé comprenant GPS, boussoles, clisimètres, compas forestiers, rubans diamétriques et autres outils de mesure nécessaires à la collecte de données. Pour le gouvernement, cette étude de terrain traduit la volonté de l’État de mieux évaluer le patrimoine forestier national. « Une gestion durable ne peut reposer que sur une connaissance précise des ressources disponibles. Les données qui seront collectées permettront à l'État de disposer d'informations scientifiques fiables pour orienter ses décisions futures et préparer, dans les meilleures conditions, la réattribution de ces concessions à des opérateurs répondant pleinement aux exigences techniques, économiques, sociales et environnementales », a déclaré Rosalie Matondo. Elle a rappelé que les concessions concernées avaient été réintégrées au domaine forestier de l'État à la suite du non-respect des engagements contractuels et des dispositions légales par leurs anciens attributaires. Le retour de ces concessions dans le patrimoine de l'État ouvre désormais la voie, estime-t-on, à une nouvelle gouvernance fondée sur la transparence, la responsabilité et la valorisation durable des ressources forestières qui couvrent 69 % du territoire national, soit 23 millions d'hectares. D’après la ministre, cette démarche envoie également un signal fort aux investisseurs. Si la République du Congo demeure ouverte aux investissements dans le secteur forestier, les investisseurs devront impérativement respecter les lois nationales, les obligations contractuelles, la protection de l'environnement ainsi que les droits des communautés locales et des populations autochtones.
Fiacre Kombo Légendes et crédits photo :1- Rosalie Matondo supervisant les travaux de terrain /DR
2- La collecte des données sur chaque espèce /DR Notification:Non |


L'opération qualifiée d'envergure par les autorités marque une nouvelle étape dans la politique de renforcement de la gouvernance forestière et de gestion durable des ressources forestières en République du Congo. Lors du lancement des activités, la directrice du Centre national d'inventaire et d'aménagement des ressources forestières et fauniques, Dre Carine Saturnine Lenga Milandou, a présenté les contours techniques de cette vaste campagne. Selon elle, l'objectif est de disposer d'une connaissance précise, actualisée et géoréférencée des ressources forestières présentes dans les concessions concernées afin de fournir à l'État des données scientifiques fiables pour orienter ses futures décisions.









