Droits humains : la Fiacat fait la revue à mi-parcours de ses activités au Congo

Samedi 25 Juillet 2026 - 9:45

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En séjour de travail en République du Congo, une délégation de la Fédération internationale de l’action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Fiacat), conduite par sa coordonnatrice internationale, Emma Worlop, a échangé le 23 juillet à Brazzaville avec le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Casimir Ndomba.

La Fiacat est venue faire la revue à mi-parcours de son projet de lutte contre la détention préventive abusive intitulé « Garantir les libertés fondamentales et la dignité humaine des personnes privées de liberté au Congo ». La troisième phase de ce projet, a déclaré Emma Worlop à la fin des entretiens, touche presque à sa fin et la Fiacat est en train de faire le point des activités menées ainsi que sur celles de la quatrième phase.

 Emma Worlop a salué l’adhésion du président de la CNDH à ce projet et à bien d’autres que la Fiacat entend réaliser en République du Congo. Elle a affirmé, par ailleurs, que son organisation est en train de mener un plaidoyer auprès des acteurs concernés par le respect des libertés fondamentales pour qu’ils améliorent les conditions des détenus dans les centres de privation de liberté.

Ainsi, au cours du séjour congolais de la Fiacat, il est prévu une réunion bilan des activités réalisées pendant les deux dernières tranches du projet, a dit Emma Worlop, avant d’émettre le vœu de le voir se pérenniser au Congo. 

De son côté, le président de l’association « Action des chrétiens pour l’abolition de la torture au Congo » (Acat-Congo), Christian Loubassou, qui accompagnait la délégation de la Fiacat, a déclaré: « Dans le cadre du projet précité, notre structure a organisé une formation en vue de renforcer les capacités des acteurs de la chaîne pénale et des autorités locales. L’Acat-Congo a eu également à vulgariser, auprès de la population, des garanties judiciaires entourant la détention préventive et la garde à vue. Elle a initié plusieurs missions de terrain au cours desquelles l’Acat-Congo a rencontré les autorités préfectorales pour échanger sur les questions de la torture et de la détention préventive ».

Christian Loubassou a ajouté que son organisation a fait un constat selon lequel dans les structures pénitentiaires congolaises, on y trouve une surpopulation des personnes qui sont en détention préventive. Il est temps, a-t-il insisté, d’interpeller les autorités compétentes.  

    

Roger Ngombé

Légendes et crédits photo : 

Le président de la CNDH, Casimir Ndomba, et la coordonnatrice internationale, Emma Worlop / Adiac

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