Sûreté de l’aviation civile : le Congo veut consolider ses acquis

Samedi 29 Août 2026 - 11:45

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Après l’audit de sûreté de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) réalisé en mars 2025, le Congo entre dans une phase décisive de renforcement de son dispositif national. Réunis le 28 août à Brazzaville, les membres du Comité national de sûreté de l’aviation civile (CNSAC) ont adopté plusieurs délibérations et recommandations visant à traduire le Plan d’action corrective en résultats concrets.

L’acceptation par l’OACI du Plan d’action corrective (PAC) élaboré par le Congo constitue une étape importante, mais elle ouvre surtout une nouvelle phase. Celle de la mise en œuvre effective des mesures destinées à corriger les insuffisances relevées lors de l’audit de sûreté effectué du 3 au 14 mars 2025.

"L’acceptation du PAC ne constitue pas la fin de notre travail" , a rappelé le ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Josué Rodrigue Ngouonimba, à l’ouverture de la 16e session ordinaire du CNSAC. Pour le président du comité, l’ensemble des acteurs concernés doit désormais démontrer, de manière concrète, méthodique et vérifiable, la mise en œuvre effective des actions correctives.

Au-delà des recommandations issues de l’audit, l’ambition est de consolider durablement le système national de sûreté. « Nous devons faire de notre cher pays, la République du Congo, un État disposant d’un système de sûreté solide, efficace, conforme aux normes internationales et capable de répondre durablement à l’évolution des menaces », a déclaré le ministre.

Les travaux de la session ont ainsi abouti à l’adoption de plusieurs délibérations et recommandations. Parmi les principales figure la mise en œuvre effective du PAC afin d’améliorer le niveau de conformité du Congo aux normes de sûreté de l’OACI. Les participants ont également recommandé le lancement d’une campagne nationale de sensibilisation du public aux mesures de sûreté aéroportuaire, la formation des membres du CNSAC à la culture de la sûreté ainsi que la mise en place d’une cellule de réflexion sur la gestion et le financement de la sûreté.

La formation, le renforcement du contrôle de qualité et l’acquisition d’équipements de sûreté de nouvelle génération comptent aussi parmi les priorités. À cela s’ajoute la nécessité de mobiliser les ressources financières indispensables à la mise en œuvre des différentes actions, le budget de sûreté devant tenir compte de ces besoins jugés prioritaires.

Clôturant les travaux, le vice-président du CNSAC, Jean-Louis Osso, a insisté sur le passage des résolutions à leur application effective. « L’objectif est désormais de veiller à la mise en œuvre effective des résolutions et des délibérations prises ainsi que des actions prévues », a-t-il déclaré.

Pour lui, la réussite du dispositif dépendra de la capacité des différents acteurs à travailler dans un esprit de collaboration, d’objectivité et d’amélioration continue. L’objectif affiché par le gouvernement reste de faire des plateformes aéroportuaires du Congo des espaces sûrs, modernes et conformes aux exigences internationales.

La 16e session ordinaire du CNSAC s’est achevée sur l'impératif de passer des engagements aux actes. L’enjeu est désormais de traduire les résolutions adoptées en résultats concrets, pour consolider durablement la sûreté aérienne et accompagner le développement de l’aviation civile congolaise.

Gloria Imelda Lossele

Légendes et crédits photo : 

1et 2-Les membres du CNSAC lors des travaux/ DR

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