Brazzaville-Kinshasa : qui veut détruire le bon voisinage ?

Samedi 29 Août 2026 - 15:00

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Les graves incidents survenus dans la sous-préfecture de Makotimpoko, département de la Nkéni-Alima, le 27 août, où des unités de marine de la  République démocratique du Congo (RDC) ont été impliquées, relancent le débat sécuritaire et de bon voisinage entre ce pays et la République du Congo.

Passe la controverse sur les réseaux sociaux où des activistes des deux pays se sont exprimés parfois sans retenue, les faits prouvent qu'il y a eu violation des frontières par les militaires de la RDC.

En traversant le fleuve Congo pour opérer sur la rive droite où résident des pêcheurs originaires de leur pays, naturellement soumis aux contrôles de routine des services d'immigration de ce côté-ci, ces hommes se sont rendus coupables d'agression.

Des témoins rapportent que le contingent de la RDC a eu recours à deux vagues de renforts, convaincu de partir en guerre contre des ennemis. C'est ensuite de la façon la plus inadmissible qu'ils ont traité les policiers de Makotimpoko, pris en otage puis humiliés tels qu'ils l'ont été à Yumbi chez eux.

Ces actes sont de nature à installer un mauvais climat entre deux pays liés par l'histoire et condamnés à vivre en bonne harmonie. Un lieutenant et un adjudant tués, le bilan est on ne peut plus lourd pour des hommes qui n'ont pas porté la violence de l'autre côté de la frontière.

Certes, les autorités ont appelé à l'apaisement et convenu d'activer les mécanismes communs de veille, mais des enseignements devraient être tirés afin que ce genre d'agressions délibérées ne se reproduise plus. 

Un des enseignements serait d'exercer un contrôle rigoureux aux frontières de telle sorte que les personnes menant une noble activité de pêche le long du fleuve, comme ressortissants étrangers, sachent s'en tenir aux lois et règlements du pays d'accueil.

Il serait tout aussi logique que la justice du pays concerné punisse les meneurs de l'expédition meurtrière du 27 août, près de Makotimpoko. Ne pas le faire reviendrait à cautionner un regrettable précédent.

Gankama N'Siah

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