“O-SEED” : vingt étudiants entrepreneurs accompagnés vers le marchéJeudi 3 Septembre 2026 - 15:06 Vingt étudiants entrepreneurs et jeunes porteurs de projets entament un parcours d’incubation avec O-SEED (Student Entrepreneurship for Economic Development), lancé le 2 septembre à Brazzaville par l’ONG Pratic et le Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement des petites et moyennes entreprises (Figa), financeur du projet. Ces jeunes bénéficieront d’un accompagnement destiné à les aider à transformer leurs idées en projets structurés et capables de conquérir le marché.
Pour le président de l’ONG Pratic, Luc Missidimbazi, O-SEED place cette démarche sous le signe d’une responsabilité collective envers la jeunesse. « Notre jeunesse possède des idées, de l’énergie et des ambitions. Notre responsabilité commune est de créer les conditions qui permettent de transformer ces énergies en entreprises, en emplois et en valeur économique », a-t-il indiqué. Prévue pour une période d’un à deux mois, la première cohorte réunira vingt étudiants entrepreneurs et jeunes porteurs de projets autour d’un parcours associant formation, coaching, mentorat, networking et rencontres avec des professionnels. Gestion financière, marketing, relation client et développement commercial figurent notamment parmi les domaines qui seront abordés. Au-delà de la formation, le responsable de Pratic insiste sur la nécessité d’un accompagnement qui ne s’arrête pas à la transmission des connaissances. « Former sans accompagner ne suffit plus. Accompagner sans structurer ne suffit plus. Et structurer des projets sans leur donner une perspective d’accès au financement et au marché limite leurs possibilités de développement », a souligné Luc Missidimbazi. Dans cette même perspective, l’initiative s’inscrit également dans une ambition plus large portée par le Figa, celle de rapprocher davantage l’université du monde économique. « Faire de l’université un espace où le savoir peut devenir une innovation, où l’innovation peut devenir une entreprise et où l’entreprise peut devenir emploi, valeur et impact économique », a déclaré son directeur général, Branham Kintombo. Entre l’idée et sa concrétisation sur le marché, le chemin reste souvent difficile pour les jeunes porteurs de projets. « Le véritable défi est de créer le lien entre l’idée, la compétence académique, la capacité entrepreneuriale et le financement », a souligné le directeur général du Figa.
C’est dans cette logique que l’incubateur “Puits” accueillera cette première cohorte dans un environnement conçu pour favoriser les échanges entre l’université, le monde professionnel et l’écosystème entrepreneurial. Sa responsable, Carine Bath a invité les bénéficiaires à tirer pleinement profit de cette expérience. « Il s’agit d’aller au-delà de l’idée et de donner aux entrepreneurs les moyens de structurer leur activité et de disposer des outils nécessaires pour développer des entreprises viables », a-t-elle souligné. Cette première cohorte servira de phase pilote pour consolider le dispositif et envisager son extension à des nouvelles promotions. Pour les initiateurs, la réussite d’O-SEED se mesurera surtout à la capacité des projets accompagnés à devenir des entreprises créatrices de valeur et d’emplois. Gloria Imelda Lossele Légendes et crédits photo :1- Les bénéficiaires posant avec les officiels / Adiac
2- Un des bénéficiaires posant avec les officiels après l’acte d’engagement de ce dernier au programme/ Adiac Notification:Non |



C’est précisément sur ce dernier aspect que repose l’une des particularités d’O-SEED, notamment rapprocher l’incubation du financement. « L’accompagnement doit précéder le financement », a-t-il insisté, rappelant que les projets doivent avant tout être structurés et viables pour convaincre les partenaires financiers.








