Hôpitaux en grève : les syndicats réclament le paiement de deux mois de salaireVendredi 4 Septembre 2026 - 14:56 La Fédération syndicale des travailleurs de la santé et des affaires sociales (Fésytrasas) a posé, le 3 septembre, à l'Assemblée nationale une condition pour la suspension de la grève illimitée avec service minimum en cours dans les hôpitaux publics depuis le 6 août 2026 : le paiement de deux mois de salaires. L’annonce a été faite lors d'une séance de travail organisée par la commission Santé, Affaires sociales, Famille et Genre de l'Assemblée nationale avec les syndicats. Le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public a également pris part aux échanges.
Selon le syndicaliste, les agents de santé ne cumulent actuellement pas moins de cinq mois d’encours impayé selon les établissements. « Le minimum que nous avons proposé à la commission, à propos des encours, c'est deux mois. Si deux mois sont payés, nous pourrons obtenir la suspension de la grève. Les arriérés seront traités à l'occasion des prochaines sessions de négociations », a indiqué le secrétaire général à la sortie des pourparlers avec les députés. Il a également souhaité que l'année 2026 ne se clôture pas avec des arriérés reportés sur 2027, « comme l'effort avait été fait en 2025 par le gouvernement », a-t-il dit. La commission Santé a également échangé, conformément à sa mission de contrôle du gouvernement, avec le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, pour trouver une solution durable à ce problème de grève dans les hôpitaux généraux. Prenant la parole, le ministre a souligné que la grève des agents de santé s'inscrit dans un contexte de tensions sociales et de difficultés économiques qui dépassent le seul secteur sanitaire. « Les préoccupations du Parlement résonnent avec celles du gouvernement. Nous suivons de manière permanente et attentive ces situations », a déclaré le membre du gouvernement. Il a précisé que le ministre de la Santé est lui-même en très bonne position pour connaître la réalité de cette grève. Sans annoncer de solution immédiate, il a réaffirmé, par ailleurs, la disponibilité du gouvernement à travailler avec les commissions parlementaires pour sortir de cette crise. La présidente de la commission Santé, Euphrasie Virginie Dolama, s’est engagée à poursuivre son rôle d’intermédiaire actif auprès du gouvernement pour obtenir le déblocage des deux mois de salaire réclamés par les syndicats, gage d’une suspension de la grève. Jean Pascal Mongo-Slyhm Légendes et crédits photo :1- Échanges entre les membres de la commission Santé de l'Assemblée nationale avec les syndicats de la santé/Adiac Notification:Non |


Devant les élus, le secrétaire général de la Fésytrasas, Nicolas Ngandzo, a d'emblée rappelé que dans le cahier de revendications initial comportait sept points, parmi lesquels figuraient les licenciements abusifs, la vétusté des plateaux techniques et les primes non attribuées. Toutefois, il a indiqué que le point central, à l’origine de la grève, reste l'irrégularité de paiement des salaires.








