Processus électoral: l’administration affûte ses armes pour les législatives et locales de 2027

Samedi 5 Septembre 2026 - 16:00

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Le préfet, directeur général des Affaires électorales (DGAE), Jean-Claude Etoumbakoundou, a lancé le 4 septembre à Brazzaville les travaux préparatoires des élections législatives et locales de 2027.

 

La réunion des agents évoluant à la direction générale des Affaires électorales, élargie aux maires et administrateurs maires de Brazzaville ainsi qu’aux secrétaires généraux, consiste à anticiper ces échéances électorales majeures pour la vie de la démocratie. Elle a, en effet, porté sur la fiabilité des listes électorales et l’adaptation du découpage aux évolutions démographiques de la capitale.

Le DGAE a expliqué que les opérations de cadrage, prévues pour les prochaines semaines, devront permettre d’identifier les difficultés rencontrées dans les circonscriptions et d’y apporter des réponses. Selon Jean-Claude Etoumbakoundou, les déplacements de la population, les expropriations et la proximité de certains quartiers compliquent parfois l’affectation des électeurs. Il a précisément pris le cas de l’arrondissement 6 Talangaï, où des habitants ayant changé de résidence peuvent se retrouver rattachés à une autre circonscription. Ces mouvements nécessitent, a-t-il expliqué, une cartographie électorale cohérente et régulièrement actualisée.

Il a aussi fait état des difficultés liées aux limites entre certains quartiers. Il a cité les cas de Mfilou et Djiri dans les secteurs situés vers le lycée Thomas-Sankara et les bas-fonds de Saint-Denis. D’autres situations identiques sont signalées à Kibouendé, ainsi que dans les zones proches du stade et de Manianga.

Pour l’administration électorale, ces situations doivent être examinées avec les autorités locales afin de prévenir les doublons, les fusions de listes et les erreurs d’affectation des électeurs. D’où la nécessité pour Brazzaville d’engager une réflexion sur son découpage administratif et électoral, en tenant compte des réalités actuelles du terrain. Jean-Claude Etoumbakoundou a également rappelé que les prochaines élections présenteront un niveau de complexité supérieur à celui du scrutin précédent. C’est ainsi qu’il s’est engagé à travailler avec les autorités locales pour corriger les éventuelles erreurs avant le lancement des opérations électorales. Brazzaville étant considéré comme un territoire électoral particulièrement important, l’objectif est de garantir la fiabilité des listes, un découpage cohérent et une organisation susceptible de limiter les revendications liées à l’inscription des électeurs.

Le président du conseil départemental et municipal, député-maire de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, a, quant à lui, insisté sur la nécessité de s’appuyer sur les textes administratifs existants. Il a estimé que les limites territoriales doivent être clairement établies et matérialisées, afin d’éviter les contestations entre circonscriptions. D’après lui, les difficultés observées ne remettent pas nécessairement en cause le travail de l’administration, mais peuvent toutefois être corrigées par une meilleure coordination entre les services compétents. Il a, par ailleurs, souligné l’importance de prendre en compte les mouvements de la population entre quartiers. Ces situations, souvent à l’origine de contestations, doivent être réglées dans le cadre d’un travail concerté entre les autorités administratives et électorales.

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

1-Le présidium de la réunion 2-Une vue des participants/DR

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